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 Le mandat du radiodiffuseur public selon Julius Gray

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gaulois
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MessageSujet: Le mandat du radiodiffuseur public selon Julius Gray   Lun 05 Juin 2006, 16:23

A Indicatif-Présent en fin de première heure, le libre-penseur Julius Gray identifie durant Edito-En-Question la gaffe de la semaine comme étant celle de Guy Fournier de la Direction de la SRC lorsqu'il déclarait que la SRC devait faire la propagande du fédéralisme canadien. Hmmm, le contrat de Julius Gray sera-t-il renouvellé?

Julius Gray ajoutait que c'est la responsabilité de Radio-Canada de s'assurer que la presse écrite, les lobbys et les médias ne soient pas les seuls à exprimer leurs points-de-vue. Tous les points-de-vue "importants" doivent être exprimés par le radiodiffuseur public" puisque c'est dans leur mandat.

Tiens, tiens. Le Canard se demande si la SRC en milieu minoritaire exprime vraiment tous les points de vue "importants" et qui détermine quels points-de-vue sont "importants"? Y-a-t-il un discours de dissension exprimée en milieu minoritaire? Le Canard croit que non et que ce point-de-vue devrait être important. Le mandat serait-il différent en milieu minoritaire et pourquoi donc? Si le mandat n'est pas différent et que la SRC exprime les voies de dissension en milieu minoritaire, dites-moi donc quelles sont-elles? Voyons voir si Indicatif-Présent jugera ce dernier point-de-vue envoyé par courriel, important... Aimeriez-vous un cqfd sur les bienfaits du fédéralisme canadien cher Monsieur Fournier à la Direction?

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Le Canard Quoi What the fuck ?!?
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MessageSujet: Re: Le mandat du radiodiffuseur public selon Julius Gray   Mar 06 Juin 2006, 19:03

Piqué sur VIGILE


Citation :
De fausses histoires vraies

André Savard

mardi 6 juin 2006

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Les médias sont merveilleux.. Ils appliquent la méthode progressive pour apprendre à chacun le nationalisme grand-canadien. Monsieur Guy Fournier aimerait que l’on songe à un plan plus musclé. Dans le plan actuel on use de fausses histoires vraies comme s’il n’y avait rien de mieux. Nous avons tous été témoins de fausses histoires vraies dans le passé. L’exemple fort connu c’est la croyance selon laquelle le Canada est un pays bilingue.

Présentez un reportage où vous braquez la caméra sur des gens parlant français à Vancouver. Par la bonne méthode de l’induction on pourra dire qu’on y parle librement français et anglais sans mentir. Il ne se passe pas une semaine sans que soient interviewés des gens vantant la béatitude française dans l’Ouest. Il suffit d’être à l’écoute. Si monsieur Fournier juge que Radio-Canada laisse défiler la bobine, je le pense aussi.

Monsieur Fournier n’a pas remarqué? On a tant étiré l’élastique entre fiction et vérité que Radio-Canada ne saura plus où donner de la tête s’il reçoit un mandat plus militant. Faudra-t-il montrer plus de personnages qui vivent heureux entre vrais francos partout au Canada? L’ennui c’est que le Canada est un pays vraiment anglo. Même en changeant le mandat de Radio-Canada on ne va pas aboutir dans le film La Matrice. Le monde n’est pas une suite de décors infiniment transformables.

Peut-être la tâche de Radio-Canada devrait-elle être de nous apprendre à substituer nos yeux de chair par les yeux de l’esprit. Faites le test avec des indépendantistes et des fédéralistes. Faites un groupe focus et envoyez-le dans l’Ouest. L’indépendantiste va découvrir un milieu foncièrement anglophone et se dira : « Les médias indépendantistes sont des maîtres du mirage. » Le fédéraliste ira voir le café typique, l’église où on célèbre encore la messe en français, l’entrepreneur qui vient d’arriver du Québec et qui espère faire fortune. Et il se dira : « Au moins ça existe ». Il suffit de quelques endroits qui existent pour que les fausses histoires soient plus vraies que les vraies.

Il y a plusieurs années, alors que Jacques Brassard était encore ministre, il ne parvint pas à faire admettre à Stéphane Dion le phénomène du déclin du français au Canada. Stéphane Dion allégua qu’assimilation et disparition n’étaient pas synonymes. Puis il poursuivit avec toutes les apparences de la logique, soutenant que s’il n’y a pas disparition on pouvait inférer qu’il n’y eût pas de foyer d’extinction et que s’il n’y en avait pas, conséquemment, le Canada était un vivarium francophone des plus florissant : une explosion de vie.

(...)

La suite sur http://www.vigile.net/

Bye!

AF sunny

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MessageSujet: Re: Le mandat du radiodiffuseur public selon Julius Gray   Jeu 08 Juin 2006, 14:19

Citation :
GUY FOURNIER A RAISON


L’humoriste Fournier, ami de Dame Frulla, vient de crier que le roi est nu ? En effet, le nationalisme, le patriotisme québécois, s’est formé dans une entreprise fédérale : Radio-Canada. Inutile de pousser les hauts cris et ne jouons pas les vierges offensées. C’est une réalité : le « réseau français » de Radio-Canada fut le berceau, le nid fécond de la modernité québécoise. Aussi de la fierté nationale. Trudeau le savait et fit une niaise colère: « On va mettre la clé dans la porte de Radio-Canada ». Je l’ai dit un jour à Bernard Derome en ondes : « La révolution dite tranquille est née, pas avec Lesage et ses acolytes, mais à « Radio-Canada français. » Je n’ai reçu aucun démenti tant la chose est vérifiable.

De la même manière, une autre entreprise fédérale, l’Office national du film », fut aussi un ferment du nationalisme. Plein de Pierre Perrault ont travaillé à mousser ce courant salubre, inévitable. Scandalisez-vous les fédéralistes ou étouffez-vous de rire les patriotes d’aujourd’hui, mais, c’est dans deux entreprises organisées à Ottawa que travaillèrent les valeureux combattants d’un Québec nouveau, d’un Québec vu comme une patrie, comme un pays. Évidemment il fallait jouer d’astuces, être prudents comme des serpents, retors comme des renards mais ce fut une lutte relativement facile, savez-vous pourquoi ? On pouvait compter sur le fait têtu que l’autre nation ne verrait rien, car l’autre nation ne nous regarde pas (ni nos films, ni nos productions télévisées), ne nous lit pas, ne sait rien de ce que nous sommes. Et oui, vice versa !

Ainsi la sortie idiote du temporaire Président-Guy-Fournier n’est qu’un vent retardataire qui pue le désir de propagande. Or il est cuit, son mandat terminé, Fournier sera jeté dehors car il vient de se mettre à dos tous ses vrais patrons, qui, eux, sont des agents actifs du « ONE NATION, ONE COUNTRY ». Le comique Fournier a parlé d’une vingtaine d’années de sournoiserie. Erreur, cela dure depuis des émissions anti-Duplessis, anti-vieux-nationalisme, comme Radio-Collège. Depuis surtout 1953 et le formidable départ de la télé française ici. Et aussi depuis l’installation de l’ONF en français sur Côte-de-Liesse à Montréal. Il ne faut pas y voir une machine diabolique bien huilée. Tous ces premiers « ouvriers » de la québécitude ont voulu simplement nous illustrer, ils faisaient un job normal qui allait des « raquetteurs », à nos « zouaves » pontificaux » jusqu’aux joyeux membres de la très célèbre « Famille Plouffe ». Ajoutez à ces incarnations « nationales » ultra-populaires tout un paquet d’émissions dites sérieuses où l’on débattait d’une société québécoise à bâtir. Cet himalayen effort pour nous définir collectivement dure donc depuis un demi-siècle, mon pauvre niais de Tit-Guy !

(...)

http://www.claudejasmin.com/wordpress/?p=534

Roule de rire! Roule de rire! Roule de rire!

AF sunny

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