Un portail des communautés francophones d'Amérique
 
AccueilPortailFAQS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 Zachary Richard: la francophonie face à la tempête...

Aller en bas 
AuteurMessage
Québécois parmi d'autres
Duc
Duc
Québécois parmi d'autres

Nombre de messages : 904
Date d'inscription : 16/10/2010

Zachary Richard: la francophonie face à la tempête... Empty
MessageSujet: Zachary Richard: la francophonie face à la tempête...   Zachary Richard: la francophonie face à la tempête... EmptyLun 17 Juin 2013, 23:10

....anglophone de l'Amérique du Nord

http://lacigogneetlecaribou.kazeo.com/francophonie/zacharie-richard-et-la-francophonie,a3691076.html

le texte original dans le journal "Le Devoir":
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/381009/la-francophonie-face-a-la-tempete

EXTRAIT:

Amour et résistance


La cause de la francophonie dans les Amériques (33 millions de locuteurs), Zachary Richard l’a dans le coeur. Cet auteur-compositeur chouchou des Québécois a bien essayé d’arrêter de la porter à bout de bras, de la délaisser pendant plusieurs années pour développer sa carrière anglophone. « Il y a toujours quelque chose qui me ramène. Ma carrière a toujours été décidée par mon coeur. Si c’était par ma tête, je serais à Nashville en train de chanter du country. »


Il a plutôt choisi le Québec, l’Acadie et, bien sûr, la Louisiane, où il a été bercé par la langue française dans la maison de ses grands-parents. Sa grand-mère, qui donnait cinq sous à ses petits-enfants pour qu’ils parlent français avec elle, n’a pas eu à en faire autant avec le jeune Zachary, qui a été élevé dans cette langue par ses deux parents catholiques fervents. « C’est là que j’ai appris à aimer la langue. La sonorité de l’amour, c’était le français. C’était quelque part ancré très profond en moi. »


Plus tard, jeune musicien, il est sorti de ses bayous et c’est le choc lorsqu’il débarque au Québec en 1973, en plein carnaval : il comprend qu’il n’est pas seul. L’homme embrasse la cause souverainiste, milite, applaudit dans les rues le soir du 15 novembre 1976. « Je découvrais un peuple de résistant », note le multi-instrumentiste qui se produira mercredi 19 juin sur une scène extérieure des Francofolies.


Il est aussi touché par les luttes des Franco-Canadiens. En Acadie, en 1975, il admire l’identité forte des Acadiens et s’indigne quand on refuse de le servir parce qu’il parle français. « Je me suis dit : là, je vais les embêter. »


Zachary Richard l’introverti rage et résiste. À la manière d’un coureur de fond, qui entretient une douce colère. « Pour moi, être francophone, c’est aussi pour être “pissé off”. Je refuse que ma famille et mon histoire et mes enfants soient confinés dans une deuxième zone parce qu’ils parlent français. La notion de résistance, c’est quelque chose qui me ressemble. Ma famille est acadienne en Louisiane, arrivée avec le bateau de Brossard dit Beausoleil. C’était des têtes dures », s’anime-t-il, se décrivant pourtant comme un pessimiste qui a néanmoins « été surpris ». « Je ne dirais pas que j’aime me battre, mais quelque chose en moi refuse que la langue française de mes grands-parents et parents, que cette langue et cette culture si riches s’éteignent. » Et peut-être bien qu’on referme le cercueil alors que le cadavre se lève et demande une bière, se plaît à dire Zachary Richard.


Québec critiqué


Le Québec rassemble en lui tout l’espoir de la francophonie, mais il est aussi vivement critiqué. « On a une relation délicate avec le Québec. Il fait partie de notre famille dysfonctionnelle, mais c’est lui qui a les clés de la voiture », illustre-t-il. Il déplore l’ignorance et l’indifférence du Québec à l’égard des communautés franco-canadiennes, surtout. « Une des choses les plus bouleversantes que j’ai vues, ça a été de voir Antonine Maillet et Gaston Miron s’obstiner. L’une reprochait à l’autre d’être indifférent au sort des minorités francophones à l’extérieur du Québec et l’autre reprochait aux minorités francophones de ne pas assez soutenir le rêve d’indépendance. »


Et un jour le Québec a décidé qu’il ne pouvait pas sauver tous les chiens errants, constate le poète. « Les raisons sont compréhensibles, mais pas acceptables pour autant », dit-il. « Nous, en Louisiane, on a toujours vu les Québécois comme des lointains sauveteurs. » Même si la présence québécoise en Louisiane est quasi inexistante depuis que la délégation du Québec à Lafayette, ouverte en 1968, a déménagé ailleurs, déplore-t-il.

FIN DE L'EXTRAIT

.
Zachary Richard, à voir en spectacle, mercredi soir le 19 juin 2013, dans le cadre des "FRANCOFOLIES 2013", à Montréal, spectacle gratuit extérieur en plein centre-ville, Métro Place-des-Arts, Scène Bell:
http://www.francofolies.com/programmation/concert.aspx?id=12518

.
Revenir en haut Aller en bas
 
Zachary Richard: la francophonie face à la tempête...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum de l'Amérique française :: Espace francophone :: La Francophonie-
Sauter vers: