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 Justement: la MARCHANDISATION des étudiants étrangers!

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Québécois parmi d'autres
Duc
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MessageSujet: Justement: la MARCHANDISATION des étudiants étrangers!   Lun 18 Fév 2013, 00:31

Je n'aurais pu jamais si bien dire, mais j'avais plusieurs de ces faits ou de ces idées en tête, lorsque j'ai écrit mon texte précédent sur le problème de la MARCHANDISATION:

http://amerique-francaise.forumactif.com/t3625-education-sante-agriculture-quel-est-le-vrai-probleme#29088


Voir le texte sur VIGILE, où M. Dubuc dresse un très bon portrait de la situation, et semble dire, lui aussi, à ce que je comprends, que le problème au niveau du financement de l'ÉDUCATION, en général, est très très profond, et joue sur plusieurs aspects financiers:

http://www.vigile.net/L-industrie-des-etudiants

EXTRAITS:

TITRE: Les gagnantes : les universités anglophones

La répartition des étudiants internationaux est inégale entre les universités québécoises. Les trois universités anglophones s’accaparent la part du lion avec 41,2% du total, même si les anglophones ne représentent que 8,3% de la population du Québec.

Le partage est la suivant : Bishop’s (1,1%), Concordia (15,3%) et McGill (24,8%). Signalons, au passage, que la moitié des étudiants de McGill proviennent de l’extérieur du Québec, soit environ 25% du Canada anglais et un autre 25% de l’extérieur du pays.

Du côté francophone, l’Université de Montréal arrive en tête avec 13,2% de l’ensemble des étudiants internationaux, soit près de la moitié moins que McGill.

Une source de revenus importante

Pour les universités, les étudiants internationaux sont beaucoup plus « payants » que les étudiants québécois. Au Québec, la facture présentée aux étudiants étrangers se décline comme suit : les droits de scolarité imposés aux étudiants québécois, auxquels s’ajoutent les frais institutionnels obligatoires (621 $ en moyenne en 2010-2011), plus un montant forfaitaire par crédit (de 375 à 427$). Le total avoisine les 15 000 $ par année pour un étudiant à temps plein.

De plus, les universités sont autorisées à charger un supplément pouvant atteindre jusqu’à 10% du montant forfaitaire et les frais sont tout simplement déréglementés pour six familles de programme (administration, informatique, génie, droit, mathématique et sciences pures). Plus de 45% des étudiants internationaux sont inscrits dans ces programmes déréglementés.

Les droits universitaires exigés des étudiants étrangers est d’environ sept fois supérieur à ceux payés par les étudiants québécois.

.............................................................

L’absence de la question nationale

Il faut lever notre chapeau devant la mobilisation étudiante exemplaire contre la hausse des droits de scolarité, l’endettement étudiant et la réduction prévisible de l’accessibilité aux études. Leur critique du modèle anglo-saxon est juste et précieuse lorsqu’ils opposent une approche basée sur la gratuité des services publics à l’approche néolibérale axée sur la tarification, comme l’exprime bien le Manifeste de la CLASSE.

Ils balaient de la main, non seulement les propositions néolibérales classiques, mais également leurs succédanées présentées sous l’appellation de « gauche efficace ». À cet égard, on peut se référer aux propositions sur les droits de scolarité de Jean-François Lisée dans son livre Nous.

Cependant, la critique doit aller plus loin. Il y a des considérations nationales et de classe qui sont complètement occultées ou trop timidement évoquées.Ainsi, par exemple, toute référence à la question nationale – hormis la question nationale autochtone – est absente du Manifeste et du discours général de la CLASSE. Pourtant, seuls les pays indépendants siègent à la table des nations où se négocient les accords de libre-échange, véritable cheval de Troie du néolibéralisme, cible déclarée de la CLASSE.

De plus, nous savons très bien que le sous-financement du réseau universitaire origine de la décision unilatérale du gouvernement canadien, prise en 1994-1995, de réduire de 50% les transferts fédéraux aux provinces pour l’éducation post-secondaire. Cela s’est traduit, selon les estimations conservatrices du ministère québécois des Finances, par un manque-à-gagner de 800 millions de dollars par année.

Considérons également sur le fait que le coût d’achat de deux seuls F-35 équivaut à la somme nécessaire pour instaurer la gratuité scolaire dans l’ensemble du réseau universitaire québécois.

La question nationale est aussi présente dans le recrutement des étudiants étrangers. Nous avons vu précédemment que 41,2% des étudiants étrangers fréquentent les trois universités anglophones, alors que la minorité anglophone ne représente que 8,3% de la population du Québec.

La disproportion du recrutement entre les universités anglophones et francophones explique l’engouement des universités francophones à offrir des cours en anglais, comme on l’a vu récemment aux HEC. On se rappellera également qu’en 2009, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) avait décidé d’offrir six cours en anglais dans le but avoué de recruter des étudiants étrangers.

Les universités francophones seront également tentées de suivre la décision de l’Université McGill de contrevenir cavalièrement aux lois québécoises en exigeant des droits de scolarité de 30 000 $ par année pour un MBA.

Mondialisation oblige, le bassin d’étudiants internationaux désirant suivre des cours en anglais est beaucoup plus important que celui d’étudiants désireux de s’inscrire à des cours en français. À titre d’indication, mentionnons qu’environ 160 000 Indiens poursuivent leurs études à l’étranger chaque année.

Le cas des étudiants français

Le problème auquel est confronté le Québec est parfaitement illustré avec le cas des étudiants français. On aurait tendance à présumer que les universités francophones se tournent tout naturellement vers le bassin d’étudiants étrangers de langue française. On constate effectivement que les étudiants en provenance de la France formaient en 2010 le tiers (33,6 %) des étudiants étrangers au Québec.

Cependant, les étudiants français rapportent peu de sous. En vertu d’une entente signée avec la France en 1978, les étudiants titulaires d’un passeport français sont exemptés des droits de scolarité supplémentaires. De plus, ils sont couverts par la RAMQ.

Mais les étudiants français ne fréquentent pas tous des établissements scolaires francophones. Loin de là ! Il y a quelques années, un reportage de Radio-Canada nous apprenait qu’environ 15% d’entre eux sont inscrits dans une des trois universités anglophones !

Une véritable aubaine ! Plutôt que de s’inscrire à un coût exorbitant dans une université américaine, ils viennent étudier sans frais supplémentaires au Québec dans une université anglophone pour « parfaire leur anglais » à nos frais !

Et dire que l’entente de 1978 avec la France avait pour objectif déclaré de « consolider le fait français au Québec » ! Ajoutons, pour montrer comment cette entente a été détournée de son objectif, qu’il y a plus d’étudiants français dans les universités anglophones du Québec qu’il y a d’étudiants québécois en France !



FIN DES EXTRAITS

MERCI M. DUBUC

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