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 Bloc Québécois: discours très vibrant du chef

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Québécois parmi d'autres
Duc
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MessageSujet: Bloc Québécois: discours très vibrant du chef   Ven 29 Avr 2011, 09:55

Pour ceux qui ne peuvent assister sur place aux conférences des chefs politiques, VOICI le discours du chef du BLOC QUÉBÉCOIS, en faveur d'un pays du Québec, en faveur, SURTOUT, D'UNE NATION QUÉBÉCOISE complètement LIBRE DE SES CHOIX CULTURELS, POLITIQUES, SOCIAUX, ETC...

http://www.ameriquebec.net/actualites/2011/04/27/dans-un-quebec-independant-le-canada-ne-pourra-plus-defaire-ce-quon-construit-6156.qc

""Voici le discours livré par le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, lors de l’assemblée militante qui avait lieu hier dans la circonscription de Papineau en présence de nombreuses candidates et de nombreux candidats du Bloc Québécois.

La fierté, c’est notre moteur. On va en parler de fierté, on va en parler sur toutes les routes du Québec. Les Québécois vont nous entendre, on va parler de nous et on va le faire assez fort pour qu’on nous entende parler du Québec jusqu’au Canada. On va se battre mes amis, on va se battre jusqu’à la toute fin!

Nos adversaires voudraient bien le faire oublier, mais le Bloc existe parce que la nation québécoise existe. Ça fait plus de 400 ans que les Québécois résistent à toutes sortes d’obstacles et nous sommes toujours là. Une nation francophone au nord de l’Amérique du Nord. Nous avons toutes les raisons d’en être fiers, d’être fiers de ce que nous sommes, d’être fiers de notre langue.

Au Bloc Québécois, nous ne faisons pas de promesses sans lendemain comme les autres partis. Nous avons deux engagements fondamentaux depuis le début et on s’y tient sans faillir. Notre premier engagement, c’est de travailler sans relâche pour faire advenir le pays du Québec. Dans ce pays, mes amis, nous serons les seuls maîtres de nos lois linguistiques, les seuls à décider pour la culture et la citoyenneté. Le pays du Québec sera francophone, notre culture et notre citoyenneté seront québécoises. Voilà ce que nous voulons.

Notre deuxième engagement, c’est de toujours être du côté des intérêts du Québec. Pour le Québec, les élections fédérales ne sont pas un choix entre la gauche ou la droite. Le choix des Québécois se fait entre des partis pour qui c’est le Canada d’abord et un parti pour qui c’est le Québec avant tout. Voilà le choix fondamental pour le Québec.

Prenez l’annonce de Stephen Harper de financer un projet hydroélectrique à Terre-Neuve. L’ADQ, un parti de droite, est contre. Québec solidaire, un parti de gauche, est contre. Gérard Deltell et Amir Khadir, comme Jean Charest et Pauline Marois, sont contre ce projet. Au Québec, nous sommes unis là-dessus. Au Canada aussi ils sont unis. Michael Ignatieff a appuyé Stephen Harper. Et Jack Layton, qui dirige un parti de gauche, a appuyé Stephen Harper, qui est carrément à droite. Les trois jouent dans la même équipe, sur le même trio, pour le Canada. Jack Layton à l’aile gauche, Michael Ignatieff au centre et Stephen Harper à droite.

Nous savons que les partis canadiens, quand ils doivent choisir entre le Québec et le Canada, vont toujours choisir le Canada. Quand on leur demande quelle est leur capitale, ils répondent Ottawa. Nous, on répond Québec. Quand on leur demande quelle est leur métropole, ils répondent Toronto. Nous répondons Montréal. Et quand on leur demande quel est leur pays, ils répondent le Canada. Nous, on répond que notre vrai pays, c’est le Québec !

À chaque fois que les intérêts des Québécois sont mis de côté, les partis canadiens s’empressent de dire que la Constitution, ça n’intéresse pas les Québécois. Ils savent bien que la question n’est pas là. Ce n’est pas le texte juridique qui touche les Québécois, ce sont les conséquences pour notre peuple d’être pris dans ce pays qui ne nous reconnaît pas. C’est concret et ça touche les Québécois dans leur vie quotidienne. Combien de Québécois, par exemple, ont été choqués de l’absence du français aux Olympiques de Vancouver? Nous étions des millions. Quand les sites Internet des fédérations sportives étaient unilingues anglais, c’est évidemment le Bloc qui s’est battu pour changer ça. Pas les autres partis. Il y a des centaines de milliers de Québécois qui ne sont pas protégés par la loi 101 au travail. Quand la Constitution canadienne imposée au Québec par le Parti libéral, le NPD et les conservateurs sert à affaiblir la loi 101, par exemple avec les écoles passerelles, ça touche le Québec très concrètement. Nous sommes fiers de nous battre pour le français et pour la culture québécoise tous les jours à Ottawa.

Combien de Québécoises et de Québécois rêvent d’un pays vert, d’un pays capable de marier l’environnement et l’économie? Nous sommes des millions à le souhaiter. Ce n’est pas un hasard si le Bloc est le chef de file à Ottawa sur la question environnementale. L’ancien ministre libéral de l’Environnement, David Anderson, a déclaré que, parmi tous les chefs de parti, j’étais celui qui avait été le plus constant dans la lutte contre les changements climatiques. La chef du Parti vert a déclaré que Bernard Bigras était le meilleur porte-parole pour l’environnement parmi les 308 députés de la Chambre des communes. Hubert Reeves a dit que le Bloc Québécois est le parti de l’environnement. Le seul mérite que nous avons, c’est d’avoir la liberté d’être pleinement québécois, parce que nous sommes au Bloc Québécois. Parce que pour le Québec, la lutte contre les changements climatiques, c’est aussi un gage de prospérité. Pour tous les partis canadiens, les sables bitumineux, c’est un élément fondamental de l’économie canadienne. Pour Stephen Harper, c’est clair. Pour Michael Ignatieff, les sables bitumineux sont tellement importants qu’il a déclaré que c’était une affaire d’unité canadienne. Pour Jack Layton, une bourse du carbone servira à financer les compagnies pétrolières pour qu’elles adoptent des pratiques plus propres. C’est la politique du pollueur-payé, qui est partagée par les trois.

Une nation, c’est aussi une communauté économique et financière. C’est très concret, ça. Ici, à Montréal, des milliers de personnes et leurs familles vivent grâce au travail qu’ils ont dans l’économie financière. C’est leur pain et leur beurre. Dans toutes les régions du Québec, les entreprises font affaires avec des autorités financières qui comprennent le français, qui comprennent la réalité québécoise. Les partis canadiens veulent une commission pancanadienne des valeurs mobilières établie à Toronto. Tout le Québec des affaires se bat contre ça. Ce n’est pas une question gauche-droite, rouge ou bleu, c’est une question de maîtrise de notre avenir économique. Le NPD, les conservateurs et les libéraux peuvent bien nous faire des promesses, mais quand ça devient sérieux, quand c’est le temps de défendre les pouvoirs du Québec, où sont-ils? Nulle part. Il n’y a que le Bloc qui monte au front pour le Québec à Ottawa. Et ça nous remplit de fierté.

La négation de notre nation par les partis canadiens a des conséquences très concrètes. Année après année, le Québec est l’endroit en Amérique du Nord où il se commet le moins de crimes violents. Ce n’est pas un mince accomplissement. Nous avons réussi à faire ça par nous-mêmes, en développant des façons de faire qui sont dures envers les criminels endurcis et le crime organisé et en faisant tout en notre possible pour sauver nos jeunes de la délinquance. Malheureusement, nous devons constamment nous battre contre une tendance lourde qui traverse chacun des partis canadiens.

La première tentative de durcir la loi sur les jeunes contrevenants a été celle d’un gouvernement libéral. Et moi j’ai assisté aux débats en Chambre et dans les comités. J’ai entendu les néo-démocrates appuyer le durcissement de la loi sur les jeunes contrevenants par les libéraux. Nous devons regarder la réalité en face et constater que les trois partis fédéralistes veulent imposer leur vision canadienne des choses au Québec. Nous avons non seulement le droit, mais aussi le devoir de nous battre pour ce que nous croyons être la meilleure politique pour nous.

Au Bloc Québécois, nous avons proposé de nombreux amendements pour soustraire le Québec de cette politique qui ne nous convient pas. Nous avions toute l’Assemblée nationale derrière nous, de gauche à droite. Nous avons obtenu des gains et encore une fois, il n’y a que le Bloc qui s’est battu et qui se bat pour le Québec. Dans le pays du Québec, mes amis, nous n’aurions même pas eu à nous battre. Quand nous aurons notre pays, nous pourrons aller au bout de nous-mêmes et construire sans entrave la société la plus pacifique des Amériques.

Tous les jours au Québec, des milliers de pères et de mères de jeunes familles québécoises se réjouissent de bénéficier de congés parentaux. Tous les jours, des milliers de femmes vont travailler, gagnent leur vie parce qu’elles peuvent se le permettre avec les garderies à sept dollars. J’ai des petits-enfants et je regarde ça avec beaucoup de fierté. La fierté de voir qu’au Québec, on fait ce qu’il faut pour aider les jeunes familles. J’éprouve aussi une grande fierté parce que je me suis battu avec toute notre équipe pendant dix ans pour que le Québec puisse avoir son programme de congés parentaux. On l’oublie, mais le Québec et le Bloc à Ottawa, on s’est battus pendant dix longues années pour offrir ça aux familles. Aucun parti canadien n’a posé le moindre geste pour ça. Juste le Bloc.

Je pourrais vous parler pendant des heures de ce que nous avons accompli à Ottawa. La bataille pour le déséquilibre fiscal qui a permis d’aller chercher des milliards pour le Québec. Des gains que nous avons été chercher pour les régions, pour les travailleurs saisonniers, pour les personnes âgées, pour les agriculteurs, pour les entreprises du Québec. Et si le Bloc n’avait pas fait de la compensation de 2,2 milliards une demande centrale du Québec, jamais nous n’aurions obtenu d’engagement dans cette campagne. Je suis très fier de notre équipe, de ce que nous faisons tous les jours pour défendre nos intérêts et nos valeurs. Je suis aussi très fier de ce que nous avons accompli pour le projet souverainiste. Ce travail important est à la veille de porter ses fruits. Le Parti Québécois est à la porte du pouvoir à Québec.

Pauline Marois fait un travail exceptionnel et elle pourrait devenir la première femme de l’histoire du Québec à occuper la fonction de premier ministre. Nous formons un duo, elle et moi. Le Bloc et le Parti Québécois forment une équipe. Tous les partis canadiens vont travailler contre l’élection du Parti Québécois. Tous les partis canadiens vont toujours être dans le camp du NON. Le Bloc Québécois, lui, sera toujours dans le camp du OUI. Dans le camp du Québec. Et ça, il ne faut jamais l’oublier!

Avec un Bloc fort à Ottawa, le Parti Québécois au pouvoir à Québec, tout redevient possible. Tout redevient possible pour le Québec.

Merci et bonne fin de campagne!

FIN DU TEXTE
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http://www.blocquebecois.org/accueil.aspx

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MessageSujet: Re: Bloc Québécois: discours très vibrant du chef   Sam 30 Avr 2011, 10:39

Une analyse intéressante publiée ce matin dans le Devoir: http://www.ledevoir.com/politique/elections-2011/322282/que-signifie-la-montee-du-npd-au-quebec

Vu de loin, je trouve un peu juste le traitement que les Québécois semblent vouloir accorder au Bloc lundi. Sont-ils vraiment tous des politicailleux sans intégrité???

Et H. Larocque toujours aussi percutant dans ses analyses: http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/a-vous-la-parole/2011/du-bloc-a-layton-logique-dune-incoherence.html
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Bloc Québécois: discours très vibrant du chef
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