Acadieman, toujours en préparation pour 2011, avec un collaborateur québécois: François Avard:
http://journaux.apf.ca/index.cfm?Voir=article&Id=52506§eur=070&M=0
Acadieman: L’épopée d’un hero… kind of par Rendall Sylvain, le 21 mai 2010
OTTAWA – Mais que voit-on au loin? Non, pas dans le ciel, sinon dans le stationnement du Mur-Mart. Est-ce un homme? Peut-être. Est-ce Superman? Non, non. Est-ce… quelqu’un? « Ouèlle, sort of. Ej ché pas, mais cé right kekchose ou kekun. » Oui, effectivement, c’est Acadieman!
Ce « superhéros » du sud-est du Nouveau-Brunswick provient de l’imaginaire de Daniel « Dano » LeBlanc. Le personnage caricatural a pris forme au fil des années; les expériences de vie de Daniel lui ont permis de cerner les perceptions des gens à l’égard de l’Acadie afin de proposer, sur la plateforme web et télévisuelle, une série animée au goût du jour de sa mère patrie.
« Dès l’adolescence, je partageais ma passion de la bande dessinée avec mes camarades du secondaire. Je dessinais et je gribouillais; Acadieman était au stade embryonnaire. Par la suite, mon cheminement scolaire a bifurqué et m’a conduit vers Montréal afin de faire mes études en cinéma », explique l’artiste en entrevue téléphonique.
« Or, je suis revenu à mon premier amour à mon retour en Acadie, avec le désir de projeter une image contemporaine de ma terre natale. À entendre plusieurs gens parler de l’Acadie, elle est encore caractérisée par la Sagouine », dit-il avec un brin d’humour.
D’ailleurs, Acadieman est rapidement devenu la coqueluche de plusieurs internautes ou Acadiens; ses aventures sont disponibles sur le web
http://acadieman.capacadie.com/
et occupe une place de choix dans la case horaire de Rogers TV Acadie.
Très caricatural
Le personnage principal n’est pas de nature aventurière, il préfère flâner, prendre la vie à la légère, sympathiser avec ses copains et boire du café. Il vit avec Acadiemère dans une maison située dans le stationnement d’un Mur-Mart. Toujours flanqué de son chat, la vie lui fait presque vivre des émotions sans pareil, toujours dans le but de tester la viabilité de l’Acadie d’aujourd’hui. Il est sans contredit « le pirate de la langue française ».
Dans la plus récente saison, Acadieman est sollicité par le gouvernement américain, par l’entremise d’un porte-parole français assez hautin, afin de rassembler tous les Acadiens du monde pour qu’ils assistent au Congrès mondial acadien (CMA).
Or, le but secret des Américains et du Français est clair et simple : déporter, en cette journée du CMA, ces « frenchies » à l’aide d’une navette spatiale dans l’univers.« L’Acadie ne jouit pas d’une bonne représentation télévisuelle, mis à part quelques flashs par-ci ou par-là. Alors, les gens s’accrochent à l’ensemble de l’œuvre d’Acadieman, car ils peuvent se voir dans certains personnages et reconnaître des traits propres à la culture, aux lieux et à leur langue », raconte M. LeBlanc.
Une des particularités du personnage, voire des Acadiens du sud de la province, se trouve dans leur parler; le « chiac » est la langue vernaculaire. Si pour certains il s’agit d’un dialecte, il n’en demeure pas moins que ce type de médium, un genre d’hybride entre le français et l’anglais, donne une couleur méconnue pour la plupart des francophones du reste du pays tout en rassemblant tout un chacun dans le sud du Nouveau-Brunswick.
« Avec Acadieman, on ouvre la fenêtre sur l’Acadie contemporaine. On met de côté le concept galvaudé où les Acadiens sont perçus comme des arriérés, des colons ou des gens qui ne savent pas parler comme les autres », indique son créateur.
« Un de mes buts était de promouvoir le régional; c’est un thème pancanadien, voire universel qui demeure populaire. D’ailleurs, les Canadiens s’intéressent à la réalité des différentes communautés. La série Acadieman incarne et symbolise notre bout de pays. »
Qui plus est, Daniel LeBlanc, fort d’un anglais et d’un français impeccable, s’attarde sur l’aspect de la dualité linguistique retrouvée à Moncton et dans les environs.
« Pour ma part, le projet d’Acadieman est une sorte de libération. Ça peut paraître étrange, mais je trouve complexe et difficile de vivre dans un milieu totalement bilingue. Plusieurs barrières entravent mes projets, mes demandes de bourses et même mon style de vie; je ne sais jamais dans quelle langue m’adresser afin de démarrer quoi que ce soit. Or, Acadieman m’accorde cette délivrance », explique-t-il, dans un français bien de chez lui, certes différent, mais articulé et plus que compréhensible.
De plus, l’auteur acadien s’est récemment associé avec l’un des meilleurs auteurs et scénaristes de la francophonie, François Avard. Il est reconnu notamment pour sa plume dans les séries Les Bougon, C.A. et Caméra Café ainsi que pour sa collaboration aux spectacles d’humour de Louis-José Houde et de Martin Matte.« Nous avons eu une bonne conversation d’une heure et demie avant notre association et nous nous sommes rendu compte que nous avions énormément de points en commun. J’ai toujours comme objectif de viser haut, et mon partenariat avec M. Avard prouve que j’ai pris une bonne décision », ajoute-t-il.
Il va sans dire, la popularité grandissante d’Acadieman propulse Daniel vers de hauts sommets. Du fait, il est présentement en train de travailler sur un projet qui verra le jour en 2011, sur les ondes de TV5.
Avis aux amateurs, aux francophones, aux Acadiens et à tous les intéressés, Acadieman fera des siennes sur les écrans bientôt, par l’entremise de 13 épisodes d’une demi-heure chacune.
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