Un portail des communautés francophones d'Amérique
 
AccueilPortailFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Angle-mort*: the place of French in Canada “post-Trudeau”...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
gaulois
Prince
Prince
avatar

Nombre de messages : 2938
Localisation : Vancouver
Date d'inscription : 31/03/2005

MessageSujet: Angle-mort*: the place of French in Canada “post-Trudeau”...   Lun 10 Aoû 2009, 17:30

...un nouveau coup de coeur!

Le Canard y va d'un pavé de près de 2800 mots en angla en réponse au
cafouillage ayant court depuis maintenant trop longtemps au sujet de la
place du français au Canada plus de quarante ans après le coup de coeur
de Pierre Elliot Trudeau. Attention: provocateur et décapant! What the fuck ?!?


Référence-web:
Angle-mort*: the place of French in Canada “post-Trudeau” (Opinion)
Has the problem not been solved yet? And most importantly, why should I care?

* angle mort = Blind spot (different from “langue morte” or dead language)

_________________
Le Canard Quoi What the fuck ?!?
Malgré tout!
Revenir en haut Aller en bas
gaulois
Prince
Prince
avatar

Nombre de messages : 2938
Localisation : Vancouver
Date d'inscription : 31/03/2005

MessageSujet: Re: Angle-mort*: the place of French in Canada “post-Trudeau”...   Sam 29 Aoû 2009, 10:50

La version courte en français soumise jeudi aux journaux. L'analyse du subconscient collectif suggère le besoin d'une thérapie collective si on veut vraiment avancer:

Citation :

Angle-mort: la place du français dans un Canada “post-Trudeau”


Sharon Butala, une écrivaine des Prairies, publiait en 2005 “Lilac Moon”, un essai d’histoire de l’Ouest canadien qui essayait de répondre à “What makes a Westerner?” Ironie oblige, l’ouvrage est passé plutôt inaperçu, possiblement en raison de la réponse proposée : “Our stubborn refusal to recognize the French fact”!

L’histoire citoyenne captivait pourtant par son récit intime des origines d’une famille, les rapports entre groupes, les drames tel les faillites répétées des “homesteads”, ainsi que les accommodements nécessaires forgeant cette identité, souvent réprimée. Le tabou sur les origines de la grand-mère préférée de Butala y est relevé. “Central Canada” tirait les ficelles. Butala évoque un besoin de rédemption sur les torts commis. Le Toronto Star l’avait pourtant bien porté en éloge: “One of this country’s true visionaries”.

Poussant la réflexion identitaire, la place du français au Canada d’aujourd’hui, et particulièrement dans l’Ouest, semble sujette au même traitement que la grand-mère francophone. En effet, rien de nouveau n’a été mis de l’avant après quarante ans de “langues officielles” alors que l’essoufflement est notable. La donne a pourtant bien changé, suffit-il de mentionner une révolution des communications, la mondialisation, la nouvelle démographie, la crise environnementale, la fin de l’hégémonie américaine et la disparition d’une multitude de langues et cultures. Quant au “fait français”, les communautés francophones minoritaires se meurent et le cœur même de Montréal voit cette tendance des nouveaux arrivants et de la prochaine génération à “s’accommoder” en anglais de par le travail, les régions attendant leur tour…

A l’image de la faillite des “homesteads”, les institutions traînent le pas en soutien à un pseudo ordre établi. Le cafouillage des politiciens continue selon les agendas du jour. Les mariages entre anglophones et francophones se poursuivent néanmoins pour produire de nouvelles petites Sharon dérobées de leur histoire. La langue minoritaire demeure similairement décimée et le sujet gardé bien tabou. Les gens restent laissés à eux même. Bien sûr l’école d’immersion ou “cadre” est disponible mais point de traction, passé la période ado lorsque le jeune refuse de perpétuer le mensonge sociétal, identité oblige! L’essoufflement s’observe aisément devant l’attrait de nouvelles langues plus profitables.

Institutionnellement, le renie du fait français se manifeste par l’éradication de sa mémoire tel que forgée dans les départements d’histoire des universités de l’Ouest canadien. Passé les stéréotypes des premiers Voyageurs ayant accompagné Mackenzie, Fraser et Thompson, le jeune canadien de l’Ouest aura peine à trouver des livres dans lesquels les apports des pionniers francophones sont justement reconnus. Que cela soit en éducation, santé, spiritualité, transport, agriculture, foresterie, mines, syndicalisation, presse et même politique. Le livre “BC spirit of people”, publié pour un important anniversaire de la province, illustrait toutes ces carences. À peine un petit encadré soulignait le premier établissement de Maillardville en dépit de son impact en matière de foresterie, de syndicalisation, de multiculturalisme … et du “BC spirit”. Une promenade historique récemment aménagée devant le Vancouver Convention Centre retenait comme seul pionnier francophone un “fascist Frenchman” devenu fou durant le tournage d‘un documentaire avant de retourner en France pour y collaborer avec le régime Nazi et se suicider… Les journaux n’ont aucunement signalé ces aberrations. Pas étonnant puisque les médias agissent trop souvent comme un autre bastion d’intégrisme institutionnel, similairement formé dans les départements de journalisme de nos universités.

L’Ouest canadien a renié l’identité de ses premiers habitants et de ses Métis. La pratique se continue avec l’identité francophone. Les torts subis sont considérables. Les citoyens commencent toutefois à vivre eux même les effets du “new world order” et se faire avoir par de nouvelles langues “fourchues”. Ils voient leur culture, leur cours d’eau, leurs forêts et leurs communautés se dérober. Ils ont vu leurs voisins du sud agir comme les pire bully internationalement après avoir décimé impunément leurs premiers habitants. Ils constatent leurs propres dommages environnementaux infligés au reste de la planète. Ils observent la prochaine génération désespérer. Ils connaissent aussi l’expression bien française “Déjà-vu”! La place du français dans tout cela? Qu’on l’appelle “l’angle mort” pour le moment. Il reste une multitude de démons à exorciser et Butala offrait une première piste de rédemption. Ou à moins que ça ne provienne de la grand-mère adorée?

_________________
Le Canard Quoi What the fuck ?!?
Malgré tout!
Revenir en haut Aller en bas
Victorserge0
Prince
Prince


Nombre de messages : 1070
Date d'inscription : 05/04/2008

MessageSujet: Re: Angle-mort*: the place of French in Canada “post-Trudeau”...   Dim 30 Aoû 2009, 02:11

je ne sais plus qui m'a dit ça mais une fois un franco de l'ouest installé de de nombreuses générations au canada s'est entendu par une chinoises angophones immigré de fraiche date : si tu veux parler français va en France.

malheur au vaincu ! les francos du canada sont des vaincus de l'histoire tout comme les indiens
le vainqueurs c'est le colonialisme britannique dont le Canada est sa création et un beau mensonge. oui mensonge de faire croire que tout le monde est sur un pied d'égalité quand ce pays n'a été créée que pour assurer la domination des anglophones
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Angle-mort*: the place of French in Canada “post-Trudeau”...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Angle-mort*: the place of French in Canada “post-Trudeau”...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum de l'Amérique française :: Espace francophone :: La Forêt des Carnutes-
Sauter vers: