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 Un conte des bienfaits du CRTC sur la télévision québécoise

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MessageSujet: Un conte des bienfaits du CRTC sur la télévision québécoise   Jeu 22 Nov 2007, 19:34

La télévision québécoise, tout comme le cinéma, naît du désir du gouvernement central du Canada d'offrir aux canadiens une alternative à la télévision des États-Unis d'Amérique qui envahit son territoire.

Ce sera fait d'abord par la création de Radio-Canada le 6 septembre 1952, télé qui sera longtemps plus qu'une antenne, mais encore une véritable école de création audiovisuelle, dont les productions obtiennent l'adhésion complète du public. Les bienfaits de cette adhésion seront nombreux en terme d'identité et de culture, car l'époque est aux médias de masse. Ce sera aussi un lieu d'engagement social et politique, comme en témoignera la célèbre grève des réalisateurs de 1959.

Cette télévision québécoise, qui offre enfin une image du Québec au québécois, fait pratiquement l'unanimité à sa création. Les cotes d'écoutes (l'audimat) des émissions québécoises sont toujours surprenantes aujourd'hui.

Cette télé offre une image rassurante, familiale, dont Les Plouffe sont l'incarnation même.

Après Radio-Canada arrivera en 1961 Télé-Métropole, une chaîne privée mise en place par Joseph-Alexandre DeSève, homme qui avait fait fortune dans la variété, l'immobilier, et qui avait une solide expérience dans la sous-distribution de cinéma français au Québec avec France Film.

Si historiquement Radio-Canada représentait une certaine idée élitaire et nationaliste de la télévision canadienne, Télé-Métropole visait elle à plaire au peuple en lui offrant ses vedettes de cabaret, et un humour plus décontracté. Cette distinction est moins claire aujourd'hui.

Septembre 1966 a marqué l'arrivée de la télévison couleur dans le paysage québécois.

En 1972, le gouvernement québécois met en onde Radio-Québec (maintenant Télé-Québec), créée 4 ans auparavant. Pendant ces trois premières années de diffusion, cette station n'était seulement disponible sur le câble. En 1975, à Montréal, cette station fut disponible sur les ondes hertziennes au canal 17 qui fut longtemps surnommé "Canal U" car il est sur la bande UHF. La mission première de cette chaîne est de promouvoir la culture et l'éducation (deux compétences provinciales alors que la télévision est de compétence fédérale).

En septembre 1986, Télévison Quatre-Saisons a ouvert ses portes. Cette station est de type généraliste. Elle présente des bulletins d'information et du cinéma. Au même moment, une première télévison disponible uniquement sur le câble est née: MusiquePlus a marqué toute une génération et un nouveau courant qui était le vidéoclip.

En 1987, MétéoMédia, le Réseau des Sports (RDS), le Canal Famille et TV5 sont entrés en onde. Le Québec possédait donc des stations spécialisés dans le sport, la météo, la famille, la musique et la francophonie.

Le 1er janvier 1995 est entré en onde le Réseau de l'information de Radio-Canada (RDI) et Canal D qui diffuse des documentaires, du divertissement.

En septembre 1997, Musimax (musique), Canal Vie (santé), Télétoon (dessin animé), le Canal Nouvelles de TVA (LCN)(nouvelles continues) sont entrés en onde.

Fin janvier 2000, le canal Évasion (voyage), Historia (histoire), Séries+ (séries internationales doublées en français) et Canal Z (maintenant Ztélé, mystère, sciences, technologies et SF) sont entrées en ondes. Ces canaux nécessitaient à l'origine un abonnement supplémentaire au coût de 3,99$. Pour ne pas s'abonner, il fallait spécifier au câblodistributeur qu'on ne voulait pas les conserver après la période d'essai. Suite à des protestations, il a fallu spécifier au câblodistributeur que l'abonné voulait conserver ces canaux et le coût a été abaissé à 1,99$.

En septembre 2001, un partenariat composé entre autres de Radio-Canada, de Télé-Québec et de l'équipe Spectra a mis en onde ARTV pour l'épanouissement de la culture de qualité.

2004 a marqué l'arrivée des chaînes numériques disponibles sur le câble. Pour pouvoir bénéficier de ces chaînes, il faut posséder un décodeur numérique d'un câblodistributeur ou fournisseur de télé par satellite. Entre 2004 et 2006, les canaux Mystère, Argent, Réseau Info-Sport (RIS), Prise 2, Cinépop (cinéma d'autrefois) ont fait leur entrée en ondes.

2004 marque aussi le début de la télévision haute définition (HD). Radio-Canada a mis sur son toit à Montréal une antenne diffusant en format ATSC. La télévison numérique terrestre fait son apparition. Il est ansi possible de capter un signal HD de Radio-Canada via le canal UHF 19 à Montréal. Les premières émissions en HD furent L'Auberge du chien noir, le Bleu du ciel et Bon baisers de France. Elle a véritablement connu son départ en 2006 avec des émissions HD disponibles à tous les soirs et l'arrivée d'Astral (Vrak.tv, Historia, Séries+, Canal D, Canal Vie, Ztélé, Super Écran).

2006 a été marquée par la crise de télévision. Les émissions dites "lourdes" qui coûtent donc très cher ont été menacées. Les diffuseurs prétendent ne pas faire assez de revenus pour la conversion en HD. Les diffuseurs généralistes ont même demandé au CRTC de ne plus avoir l'obligation d'émettre un signal terrrestre pour leur postes de télévision et ils demandent un financement semblable aux chaînes spécialisées, c'est-à-dire par le financement du consommateur. La décison viendra en 2007.

Source: L'ONG démocratique de gaulois, wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9vision_qu%C3%A9b%C3%A9coise

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MessageSujet: Re: Un conte des bienfaits du CRTC sur la télévision québécoise   Jeu 22 Nov 2007, 19:44

Pis le CRTC a même permis wikipedia pis Le Canard! A part qu'y sont en train de devenir un dède doque pour ne pas avoir mieux veillé à la jobbe ou les leurs.
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MessageSujet: Re: Un conte des bienfaits du CRTC sur la télévision québécoise   Jeu 22 Nov 2007, 21:55

D'un côté, je dois dire que, tant que le Québec demeure à l'intérieur du Canada, il faudrait que le CRTC maintienne ses quotas francophones de diffusion radios. Sinon, on va entendre à peu près juste des chansons anglaises dans les postes francophones.

SINON,,,,, sinon, le CRTC enlève ces quotas de diffusion...., ---- ce qu'il se propose de faire de plus en plus ------ cela serait et va être assez grave pour l'industrie culturelle francophone au Québec.... alors, est-ce que ce serait le point qui ferait décider tous les artistes à revenir pour voter pour l'indépendance, suite à cela ??
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MessageSujet: Re: Un conte des bienfaits du CRTC sur la télévision québécoise   Jeu 22 Nov 2007, 22:17

Peut-être que le cas de mes deux jeunes dans la vingtaine est unique, mais ils n'écoutent *aucunement* la radio ou la TV mais téléchargent en Saint-Simonac. Le CRTC ne pourra jamais contrôller cela! Et je ne veux certes pas un Big Brother veillant à ce qu'on clique sur le Net. Le CRTC n'est même pas capable de s'assurer que les principales ISPs ne violent pas le Net Neutrality (à cause des crisses de lobby des télécoms dans les coulisses d'Ottawa). Je crois à certaines mesures de promotion de diffusion de contenus par des organismes de réglementation mais pas de contrôle à part le seul cas de Net Neutrality et de Media Carta.
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MessageSujet: Re: Un conte des bienfaits du CRTC sur la télévision québécoise   Ven 23 Nov 2007, 09:28

Communiqué

Le 17 mai 1999

LE CRTC NE RÉGLEMENTERA PAS INTERNET

OTTAWA-HULL - Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé aujourd’hui qu’il ne réglementera pas les services de nouveaux médias sur Internet.

Après un examen approfondi fait à la lumière de la Loi sur la radiodiffusion et de la Loi sur les télécommunications qui a débuté en juillet dernier, le CRTC a conclu que les nouveaux médias sur Internet atteignent les objectifs de la Loi sur la radiodiffusion et que, sans réglementation, cette industrie est dynamique, hautement concurrentielle et se taille une place enviable dans le marché. Le CRTC craint que toute tentative de réglementer les nouveaux médias canadiens ne place cette industrie en situation de désavantage sur le plan de la concurrence qui s’exerce à l’échelle mondiale.

« En ne réglementant pas les services de nouveaux médias, nous espérons favoriser leur essor au Canada », a déclaré Françoise Bertrand, présidente du CRTC. « Le CRTC est l’un des premiers organismes de réglementation au monde à préciser sa position à l’égard d’Internet. »

La radiodiffusion

Pour ce qui est de savoir si le contenu sur Internet constitue de la radiodiffusion au sens où l’entend la Loi sur la radiodiffusion, le CRTC a adopté les positions suivantes :

La plus grande partie de ce qui est transmis sur Internet est essentiellement alphanumérique et, par définition, n’est pas de la radiodiffusion au sens où l’entend la Loi sur la radiodiffusion.
Le matériel transmis sur Internet et que l’utilisateur peut, dans une large mesure, « personnaliser » ou adapter à ses propres besoins n’est pas destiné à un usage « grand public » et n’est donc pas de la radiodiffusion.
Le reste du matériel correspond bien à la définition de radiodiffusion, telle qu’énoncée dans la Loi sur la radiodiffusion, mais il ne sera pas réglementé pour les motifs suivants :
Les nouveaux médias complètent la radiodiffusion traditionnelle plus qu’ils ne s’y substituent. D’importants progrès technologiques ou autres seront nécessaires avant que les nouveaux médias ne puissent remplacer les médias traditionnels.
Le Conseil estime que réglementer les nouveaux médias n’ajouteraient pas à l’atteinte des objectifs de la Loi sur la radiodiffusion.
Il y a une présence canadienne importante sur Internet aujourd’hui, renforcée par la demande des consommateurs pour des services de nouveaux médias canadiens.
Il existe de nombreux débouchés commerciaux et suffisamment d’incitatifs du marché pour stimuler la production et la distribution de contenu canadien.
Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux ont mis en place des mesures aptes à favoriser la présence de contenu canadien sur Internet.
Il existe des outils plus adéquats que la réglementation du Conseil pour régler les problèmes de contenu offensant ou illégal sur Internet, comme par exemple Le Code criminel canadien, la Charte des droits et libertés, l’autoréglementation de l’industrie, divers logiciels de filtrage du contenu et une sensibilisation accrue aux médias.
« Notre message est clair. Nous ne réglementerons rien sur Internet, » a déclaré Françoise Bertrand.

Les télécommunications

Deux grandes questions concernant les télécommunications ont été soulevées au cours de l’instance, et que le Conseil étudie actuellement :

Dans le cas, entre autres, des fournisseurs de services Internet au détail, le Conseil a déjà rendu obligatoire, à taux tarifés, leur accès aux installations locales à grande vitesse des entreprises de télécommunication et de câblodistribution. Il rendra d’ici peu sa décision concernant la réglementation de l’accès à grande vitesse au câble.
On s’est également soucié de la capacité des citoyens et des consommateurs canadiens d’avoir accès à Internet, à prix raisonnable. Le CRTC tiendra compte de certaines de ces préoccupations dans le cadre de son instance portant sur le service téléphonique dans les zones de desserte à coût élevé.
Documents de référence : Avis public CRTC 1999-84
Avis public Télécom CRTC 99-14
L’instance sur les nouveaux médias : Historique
Quelques statistiques sur les nouveaux médias au Canada
Le saviez-vous ?

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MessageSujet: Re: Un conte des bienfaits du CRTC sur la télévision québécoise   Ven 23 Nov 2007, 11:19

Citation :
LE CRTC NE RÉGLEMENTERA PAS INTERNET

Un example de néoconnerie inspiré de l'organisme de réglementation américain, la FCC et de la déréglementation sauvage des marchés. Non on ne semble pas à l'abri des courants d'air du FCC.
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