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 L'Écosse et le... Québec

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Féminin Nombre de messages : 3408
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MessageSujet: L'Écosse et le... Québec   Lun 07 Mai 2007, 20:22

Citation :
Jeudi, l'Écosse a connu son 15 novembre 1976.

Enfin, un petit 15-Novembre, puisque la victoire du Parti national écossais (SNP), cousin du Parti québécois, aux élections régionales en Écosse, est relative. Le parti d'Alex Salmond -- un René Lévesque en kilt mais sans cigarettes -- a battu de justesse, au Parlement d'Édimbourg, le Labour traditionnellement dominant en Écosse. Le SNP a obtenu un peu plus du tiers des sièges avec un peu moins du tiers des votes. Il devra donc soit faire une coalition, soit former un gouvernement minoritaire.

Victoire modeste donc, mais victoire quand même, avec un parti dont le vocabulaire ressemble étrangement à ce que l'on connaît ici: «D'abord, faire un bon gouvernement régional et puis, ensuite, dans quelques années, tenir un référendum sur notre statut constitutionnel.» Presque mot à mot le programme du PQ en 1976, lors de sa première victoire électorale...

Le SNP, comme le PQ, se présente comme une formation de centre gauche. Et comme le PQ, il parle du maintien essentiel d'une forme d'union économique à l'échelle supranationale.

Les similitudes ne s'arrêtent pas là: en Écosse comme au Québec, la population se montre ambivalente. De Glasgow à Édimbourg, l'indépendantisme oscille dans les sondages entre 30 et 50 %. Pas plus là-bas qu'ici, nous ne sommes dans le cas de figure «unanimiste» (90 % et plus), constaté au cours des deux dernières décennies lors des référendums tenus en Lituanie, en Croatie, en Érythrée ou au Timor oriental.

Mais il y a aussi des différences importantes entre le Québec et l'Écosse.

La nation écossaise a beau être millénaire, et le SNP frôler les 75 ans d'âge, un nationalisme écossais moderne qui s'incarne dans un parti apte à conquérir un Parlement, voilà une chose neuve. Le Parlement d'Édimbourg n'a pas dix ans: il s'agit d'une concession au peuple écossais faite en 1997 par un Tony Blair fraîchement élu. On est loin des deux siècles de parlementarisme au Québec.

Et puis le nationalisme écossais a survécu à la quasi-extinction du gaélique comme langue de la vie quotidienne et économique. Aujourd'hui, lorsqu'à Glasgow on dit «Vive l'Écosse libre !»... on le dit en anglais. Peut-on imaginer l'équivalent ici: un nationalisme et un indépendantisme qui continueraient d'exister, au Québec en 2076, après l'assimilation totale au monde anglo-saxon? Long Live Free Quebec!

François Brousseau est chroniqueur et affectateur responsable de l'information internationale à la radio de Radio-Canada.

Texte complet:
http://www.ledevoir.com/2007/05/07/142461.html


AF sunny

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MessageSujet: Re: L'Écosse et le... Québec   Lun 07 Mai 2007, 21:35

Il y avait une entrevue fantastique en fin de semaine à la SRC d'une vieille dame écossaise appelée Mary Stuart (!) souverainiste fervente. Elle se reconnaissait beaucoup, déclarait t'elle dans "La grande séduction" (Seducing Dr. Lewis), les régions -vs- les grands centres, l'isolation, l'aliénation, l'exode de leurs jeunes, etc... Elle avait bien peur que les Ecossais au dernier moment avant de voter aient peur. Fascinant!
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