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 ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE

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francoquebecois
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MessageSujet: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Sam 24 Mar 2007, 12:39

PERSONNELLEMENT, je suis très déçu de nos politiciens concernant ces sujets.

Comme le dénonçait "Impératif Français" (voir le texte à la toute fin) la semaine passée, l'UDA (l'Union Des Artistes) il y a quelques jours, le Mouvement Montréal Français aujourd'hui, les enjeux sur la langue française, la culture québécoise et la diversité culturelle n'ont pas été tellement discutés ou même défendus par les partis politiques.


J'aurais aimé savoir quelles sont leurs (aux partis politiques) visions au sujet de la culture du Québec, de la langue française.... surtout quand on sait qu'il y aura de plus en plus d'immigrants qui viendront rester à Montréal, et qu'ils choisissent de plus en plus la langue anglaise dans leur milieu de travail.

Moi, je vote PQ juste pour cette raison, juste pour une meilleure défense de la langue française au Québec et pour une meilleure intégration des nouveaux arrivants. Je me demande si je ne devrais pas faire comme les gens en région, soit voter ADQ. De cette façon, ces gens se sentent détachés des responsabilités de favoriser pour mieux intégrer les immigrants.... Ils croient comme mettre un mur entre les régions et Montréal. Mais, à la longue, ce mur s'avérerait un mur de discorde, de mésentente, et même, à tout le moins, de xénophobie., SINON MÊME PLUS........

En tout cas, si je me trompe dans le sens à donner à mon vote, qu'on me le dise tout de suite.

J'aimerais entendre dire un chef de parti politique dire que la culture québécoise et la langue française, c'est quelque chose de prioritaire pour lui, c'est quelque chose qui définit en bonne partie l'ensemble des québécois, et qu'il prendrait des mesures pour mieux préserver et promouvoir une identité québécoise pour l'ensemble des québécois.....

BEN NON, J'AI RIEN ENTENDU DE ÇA.... Sad

LES CHEFS POLITIQUES FONT "BEN DUR"... Ils semblent être là juste pour leur "petite personne", et ne semblent pas prendre à coeur la défense et même les intérêts de la société québécoise.

De plus, iL ya eu le 18 mars 2007: la journée où la Convention de la diversité culturelle prenait effet,,,, il y a eu le 20 mars 2007: la Journée Internationale de la Francophonie....
JAMAIS JE N'AI ENTENDU PARLER UN CHEF POLITIQUE À CE SUJET, MÊME PAS ANDRÉ BOISCLAIR DU PQ. Est-ce que je me trompe en disant qu'ils n'ont plus absolument cure de ces sujets, soit la défense et la promotion de la langue française au Québec, et une meilleure défense de la culture québécoise dans cette société... ??

-------------------------------------------------------------

voir le lien du Mouvement Montréal Français (MMF) suivant:

http://biz.branchez-vous.com/communiques/detail/communiques_56683.html

Le Mouvement Montréal français interpelle les partis politiques
MONTRÉAL, le 23 mars


MONTRÉAL, le 23 mars /CNW Telbec/ - Plusieurs intervenants, notamment l'Union des Artistes, ont souligné que la culture a été largement absente du débat électoral. Le Mouvement Montréal français constate quant à lui que la question de la langue française est elle aussi presque complètement évacuée de ce débat.

Aucun des trois partis les plus susceptibles d'élire un grand nombre de députés n'a jusqu'à maintenant pris d'engagement spécifique pour renforcer le français dans les milieux de travail. Pourtant, le dernier recensement de Statistique Canada a démontré que le français n'est toujours pas la langue commune des milieux de travail linguistiquement mixtes. Moins de la moitié des Québécois allophones travaillent le plus souvent en français.

Il est essentiel que les entreprises de moins de 50 employés fassent l'objet d'un processus de certification de l'Office québécois de la langue française. Les entreprises de 10 à 49 employés regroupent le tiers de la main-d'œuvre au Québec, et une forte proportion de nouveaux arrivants dans la région de Montréal.

Dans les grandes entreprises, l'attribution des certificats de francisation permet d'établir des conditions favorables, mais elle n'assure pas la généralisation de l'usage du français, notamment dans les communications orales. Ce sont les comités de francisation qui ont le rôle de maintenir ces conditions et de s'assurer que le français est véritablement la langue de travail dans l'entreprise. Il est donc crucial de revitaliser ces comités car toutes les études montrent qu'une très faible proportion de ces comités de francisation sont actifs et efficaces.

Il faut également modifier les mécanismes de recours en cas d'exigence injustifiée de bilinguismes dans les offres d'emploi. Les recours actuels sont inopérants, notamment parce qu'un travailleur qui porte plainte se place dans une situation fort délicate par rapport à son employeur ou futur employeur.

Une amélioration du processus de francisation des entreprises ne peut donner de résultats que si les travailleurs ont une bonne maîtrise de la langue. À cet égard, les plateformes électorales de l'Action démocratique du Québec, de Québec Solidaire et du Parti Québécois mentionnent vouloir effectuer des améliorations aux services de francisation des nouveaux arrivants, mais sans chiffrer ces engagements. Bien que le dernier budget prévoie de nouvelles ressources pour les services de francisation, les Libéraux ne se sont pas engagés à abolir les coupures qu'ils ont faites dans les allocations pour la francisation des nouveaux arrivants! Ils proposent de faire une campagne de promotion de la qualité du français auprès de ceux-ci. Dans le contexte ou la croissance de la population dépend de plus en plus de l'immigration, il est vital d'investir et de faire de la francisation un droit fondamental.

En outre, il est difficile d'inciter les entreprises à utiliser le français comme langue commune au Québec si le gouvernement et ses organismes ne le font pas eux-mêmes. Or, particulièrement à Montréal, tous les services publics sont bilingues. "For English, press nine" nous disent d'entrée de jeu les répondeurs du gouvernement. Cela contrevient pourtant à la Politique linguistique gouvernementale qui, à l'article 3, mentionne que "l'Administration favorise l'unilinguisme français dans ses activités afin de refléter le fait que le français est à la fois la langue officielle et la langue normale et habituelle de la vie publique". Même le Directeur général des élections du Québec déroge actuellement à l'article 9 de cette politique qui précise que "seule la version française d'un document d'information fait l'objet d'une diffusion par envoi anonyme ou par publipostage.", tel que l'a soulevé Impératif français.

Si les partis politiques québécois n'ont pas même la volonté politique d'appliquer rigoureusement ce qui reste de la loi 101, il est inquiétant de s'imaginer jusqu'où ils iront pour acheter la paix linguistique.



Patrick Sabourin, Communications, Mouvement Montréal français, (514) 839-4140

Communiqué provenant de CNW

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

COPIES CONFORMES:
PARTI QUÉBÉCOIS
PARTI LIBÉRAL
ACTION DÉMOCRATIQUE
QUÉBEC SOLIDAIRE
PARTI VERT

---------------------------------------------------------

texte de IMPÉRATIF FRANÇAIS:
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2007/silence-inquietant-des-partis-politiques.html
Complicité gouvernementale
Le français : silence inquiétant des partis politiques

Impératif français et le Mouvement Montréal français interpellent en cette période électorale les diverses formations politiques pour qu'elles s'engagent à promouvoir l'intégrité linguistique des établissements supérieurs de langue française.

Ils s'inquiètent de l'anglicisation des établissements post secondaires de langue française au Québec. Ils dénoncent la récente décision du Collège édouard-Montpetit d'offrir un programme entièrement en anglais (en maintenance d’aéronefs) à compter de septembre 2007. Après l’UQAM et l’UdeM qui ont tous deux examiné la question des programmes en anglais pour finalement les rejeter et l’UQO où le débat fait actuellement rage sur la question de maintenir de tels programmes.

Selon Mario Beaulieu, porte-parole du Mouvement Montréal français, « à Montréal, le français est encore loin d'être la langue publique commune et aucune formation politique n'a présenté d'engagements concrets à cet égard dans le cadre de la campagne électorale en cours. » Ce dernier se demande « pourquoi un cégep devrait offrir un programme en anglais alors que ce programme existe déjà en français et que les étudiants sont formés pour travailler au Québec ? Est-ce pour favoriser l'exode des diplômés vers l'industrie aérospatiale ontarienne à même les fonds publics québécois? »

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, ajoute : « à l’UQO, les programmes en anglais ont entraîné une tendance à un recours généralisé à l’anglais lors d’interactions interpersonnelles à l’intérieur des murs de l’université. De plus, il y a un coût pour bilinguiser les services du cégep (à l’Université d’Ottawa, ce coût est de plusieurs millions de dollars par année). Les établissements publics ont un rôle moteur et exemplaire à jouer au sein de la société québécoise dans la formation et la préparation d'une relève outillée qui fera du français la langue de travail. Par leur silence et leur manque d’initiative, les instances gouvernementales sont complices de l'anglicisation des institutions québécoises. »

« Nous invitons les partis politiques à se prononcer... »

Source :

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Tél. : 819 684-8460 ou 684-7119

Mario Beaulieu
Porte-parole
Mouvement Montréal français
Tél. : 514 839-4140

Adresses utiles :

Ministre de l’éducation
ministre@mels.gouv.qc.ca


Porte parole officielle de l’opposition
Camille Bouchard
camilbouchard@assnat.qc.ca


Cégep édouard-Montpetit
dir.generale@college-em.qc.ca


FIN DU TEXTE RECOPIÉ
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Sam 24 Mar 2007, 19:58

Qui m'a mis une image d'un loup qui hurle "à la lune" ?

ce sont les modérateurs ??

juste pour savoir....

quant à l'image,,,, ben,,, elle est peut-être correcte......

QUOIQUE.....

est-ce qu'on veut m'envoyer un message ??

comme: je hurle à la lune pour rien ??
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gaulois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Sam 24 Mar 2007, 20:17

francoquebecois a écrit:
Qui m'a mis une image d'un loup qui hurle "à la lune" ?

ce sont les modérateurs ??

juste pour savoir....

quant à l'image,,,, ben,,, elle est peut-être correcte......

QUOIQUE.....

est-ce qu'on veut m'envoyer un message ??

comme: je hurle à la lune pour rien ??
Pas moa. Le loup hurle-t'il vraiment à la lune "pour rien"? Je crois que c'est un beau avatar qui envoie un beau message!
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Sam 24 Mar 2007, 22:51

francoquebecois a écrit:
Qui m'a mis une image d'un loup qui hurle "à la lune" ?

ce sont les modérateurs ??

C'est mon initiative. Smile Désolé. J'ai oubliée de t'écrire une note avant de quitter. Tu n'en avais pas et je trouvais simplement l'image belle. (Faut dire qu'il y a beaucoup de dessins style animés qui font vraiment durs...) Tu peux bien sûr la changer via la galerie d'avatars ou je peux tout simplement l'enlever. Wink

À+

AF sunny

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francoquebecois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 25 Mar 2007, 00:05

NON, OK, il n'y a pas de faute...

je trouve l'image ben correcte...

MERCI

thumright


Dernière édition par le Dim 25 Mar 2007, 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 25 Mar 2007, 12:03

Smile

Après coup, j'ai trouvée une définition, tirée du Petit Larousse, de l’expression «Hurler avec les loups» qui signifie: se joindre aux autres pour critiquer ou attaquer. À cela, j'ajoute, de mon propre chef, «discuter». Wink

AF sunny

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gaulois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 25 Mar 2007, 12:58

Avec un loup et un canard, je remarque la modératrice ne s'associe pas à un animal via un avatar. Il doit bien en avoir un qui vous convient bien. Votre ramage se rapporte-t'il à votre fine plume?
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 25 Mar 2007, 13:33

Hum...

Ramage, du latin ramus («rameau»), est un mot qui signifie chant des oiseaux dans les arbres. Il s'avère cependant que je n'ai pas vraiment, à mon grand regret d'ailleurs, une «fine plume» ou encore, vu autrement, une «plume facile». shakng2

AF sunny

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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 25 Mar 2007, 13:51

En passant...

gaulois a écrit:
Votre ramage se rapporte-t'il à votre fine plume?

Je trouve vraiment cette formulation très belle, très poétique.

AF sunny

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gaulois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 25 Mar 2007, 18:02

AF a écrit:
En passant...

gaulois a écrit:
Votre ramage se rapporte-t'il à votre fine plume?

Je trouve vraiment cette formulation très belle, très poétique.

AF sunny
Il faut donner juste crédit à un grand Classique (i.e. Lafontayne) duquel j'ai dû régurgité une autre fois un tant soit peu (plumage -> plume) dans Le Corbeau et le Renard. Brulé des Intouchables aurait-il reconnu l'emprunt? clown

Mais Mme la Modératrice, dois-je vous trouver un avatar digne de cette belle modestie? Je vois bien notre ex-Sénateur avec le panache d'un orignal et notre Lamarche avec *deux* animaux dans une course, i.e. le Lièvre et la Tortue.
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 25 Mar 2007, 18:36

gaulois a écrit:
AF a écrit:
En passant...

gaulois a écrit:
Votre ramage se rapporte-t'il à votre fine plume?

Je trouve vraiment cette formulation très belle, très poétique.

AF sunny
Il faut donner juste crédit à un grand Classique (i.e. Lafontayne) duquel j'ai dû régurgité une autre fois un tant soit peu (plumage -> plume) dans Le Corbeau et le Renard. Brulé des Intouchables aurait-il reconnu l'emprunt? clown

Laughing

Dans ce cas-ci, le remaniement de cette seule et unique phrase est de ton cru alors le subterfuge est pas mal moins imporrtant. Wink

Concernant mon avatar, celui que j'utilise me convient; j'y suis habituée en tout cas. Smile

AF sunny

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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Jeu 26 Avr 2007, 21:56

ENJEUX POLITIQUES: le débat sur les accommodements "raisonnables vu de la même façon que le débat sur la langue française dans les années 1970:

http://www.ledevoir.com/2007/04/26/140916.html?fe=873&fp=210901&fr=16872

COPIE DU TEXTE:

TITRE DU TEXTE:

Le PQ et les accommodements raisonnables - La colère «bleue» des nationalistes

PAR:

Éric Bédard, Historien à l'Université du Québec à Montréal et rédacteur en chef de la revue Argument

"La position claire de Mario Dumont sur les accommodements «déraisonnables» semble avoir joué un rôle déterminant dans le déplacement d'un certain vote nationaliste vers l'Action démocratique du Québec (ADQ) lors des dernières élections.

Tout se passe comme si les «bleus», ces nationalistes plus conservateurs, autrefois unionistes ou créditistes, préoccupés autant par la survivance de l'identité québécoise que par le statut politique du Québec, avaient quitté le PQ essentiellement pour les mêmes raisons qu'ils avaient fui l'Union nationale de Jean-Jacques Bertrand à la fin des années 60. C'est qu'aujourd'hui, le débat sur les accommodements raisonnables a la même portée symbolique et politique que le débat sur la langue au tournant des années 70.

De la crise de Saint-Léonard...

À la fin des années 60 éclate la crise de Saint-Léonard. Des commissaires d'école, inquiets de voir des Québécois d'origine italienne opter en grand nombre pour l'école anglaise, votent un règlement qui force les parents à envoyer leurs enfants à l'école française. Cette décision fait exploser la «poudrière linguistique», au plus grand dam de la classe politique.

L'Union nationale de Jean-Jacques Bertrand réagit à la crise de Saint-Léonard en adoptant ce que les nationalistes appelleront le bill 63, qui laisse aux parents le libre choix de la langue d'enseignement. Pour le premier ministre unioniste, l'enjeu ne renvoie qu'à une question de droits et de libertés, non pas d'identité. Cette façon d'aborder la crise de Saint-Léonard entraînera les démissions fracassantes de quelques députés du caucus unioniste et marquera le début du transfert de l'électorat nationaliste vers le Parti québécois.

Si, en 1970, le PQ fait élire sept députés et obtient 23 % des voix -- d'excellents résultats pour un premier scrutin --, c'est en grande partie parce que les premiers dirigeants péquistes combattent avec vigueur cette loi délétère. L'équipe de René Lévesque est alors en phase avec le Québec réel, ce Québec plus conservateur qui craint pour la survie de sa communauté nationale et qui exige de ses dirigeants des gestes forts d'affirmation.

L'adoption de la Charte de la langue française par le premier gouvernement Lévesque compte parmi ces gestes forts d'affirmation. Au départ, la loi 101 avait été présentée par ses adversaires comme une législation autoritaire. Même s'ils savaient que leur législation serait dénoncée, les dirigeants péquistes ont su faire front. Lors des élections de 1981, le PQ a obtenu 49 % des voix, rayant de la carte l'Union nationale et les diverses forces créditistes. Ce score historique a été obtenu alors que l'équipe dirigeante du PQ s'engageait à ne pas tenir un autre référendum.

... à celle d'Hérouxville

Comme dans le cas de Saint-Léonard, c'est le peuple qui, récemment, a remis la défense de l'identité à l'ordre du jour, obligeant, encore là, les politiciens à réagir. De nombreux sondages avaient auparavant montré que les Québécois étaient outrés par le laxisme de nos institutions publiques sur la question des accommodements raisonnables.

La grande majorité d'entre eux avait rejeté le jugement de la Cour suprême sur le port du kirpan à l'école. Au lieu de politiser la question, la direction péquiste est demeurée muette, préférant reconnaître le verdict d'une charte imposée par Pierre Elliott Trudeau plutôt que de défendre la position des institutions québécoises dans ce dossier.

La position de Mario Dumont sur les accommodements «déraisonnables», très modérée et pleine de bon sens, a fait de lui et de son parti le véritable défenseur de l'identité québécoise. Obligé de réagir, André Boisclair a eu exactement la même position que Jean-Jacques Bertrand à la fin des années 60.

En s'obstinant à faire des accommodements raisonnables un enjeu de droits et libertés, c'est-à-dire une question strictement juridique qui ne regardait que les tribunaux et non un enjeu politique auquel il faudrait bien trouver une solution politique, le chef péquiste s'est déconnecté des «bleus», pour qui la défense de l'identité ne saurait attendre le prochain référendum sur la souveraineté.

André Boisclair aurait pu profiter de l'occasion pour lancer un grand débat sur une «charte du vivre-ensemble» qui, exactement 30 ans après l'adoption de la Charte de la langue française, aurait été une nouvelle forme d'affirmation de nos valeurs collectives.

Le chef péquiste aurait aussi pu profiter de cette conjoncture pour illustrer les dérives de la Loi constitutionnelle de 1982, qui sacralise les identités multiculturelles de chacun mais qui continue de nier la culture et l'existence d'un des peuples fondateurs du Canada.

Il aurait ainsi rappelé que le régime constitutionnel imposé au Québec en 1982 privilégie les individus aux communautés nationales précisément parce qu'une de ses finalités les plus claires est de combattre l'affirmation du Québec en tant que nation.

Au lieu de cela, André Boisclair a préféré minimiser l'affaire, caricaturer la position de Mario Dumont et se draper dans la Charte québécoise des droits et libertés. Plutôt que de prendre au sérieux le phénomène Hérouxville et d'en tirer des conclusions fortes et claires sur le plan politique, comme l'avait fait René Lévesque lors de la crise de Saint-Léonard, il a voulu donner des leçons de tolérance aux Québécois qui s'écartaient du droit chemin.

Cette insensibilité aux préoccupations d'un certain Québec français aura causé sa perte. Le train de l'histoire est passé et son parti se retrouve dans le troisième wagon, avec le pire score du PQ depuis 1970.

Le débat sur les accommodements raisonnables aura permis aux Québécois de découvrir la trudeauisation d'un certain souverainisme péquiste qui considère les sociétés comme de vastes coalitions d'ayants droit liés par des chartes, non plus comme des communautés de culture et de mémoire.

En refusant d'assumer sereinement ce destin incertain, cette inquiétude lancinante de disparaître qui gît au tréfonds de l'âme québécoise, le chef péquiste aura fait connaître un échec historique au parti de René Lévesque.

Le problème actuel du Parti québécois, ce ne sont ni ses convictions souverainistes ni sa ferme volonté de tenir un référendum mais son rapport trouble avec l'électorat «bleu», ces nationalistes qui souhaitent que ses chefs se tiennent debout lorsqu'ils ont le sentiment, à tort ou à raison, que l'identité québécoise n'est pas respectée comme elle le devrait.

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

Commentaire: ouais......, cette explication me semblerait pas mal la meilleure, d'après moi...
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Jeu 26 Avr 2007, 22:05

UN AUTRE SON DE CLOCHE...., et je dirais plus complet:

http://www.ledevoir.com/2007/04/26/140919.html?fe=873&fp=210901&fr=16873

COPIE DU TEXTE:

TITRE DU TEXTE:

Pour remettre le PQ sur ses rails...

PAR:

Jean-Louis Bourque, Politologue et membre de la Ligue d'action nationale et du conseil scientifique d'ATTAC-Québec


Au lendemain des élections du 26 mars dernier et avec le piètre résultat obtenu par le Parti québécois [28,3 % des voix, alors qu'il était à 50 % avant le scrutin, et 36 sièges à l'Assemblée nationale], le pire score depuis 1970, force est de constater qu'André Boisclair n'est pas l'homme de la situation, qu'il a lamentablement échoué, alors que le contexte électoral (commission Gomery, déséquilibre fiscal, etc.) lui était largement favorable. Il est important pour l'avenir du Québec d'avoir le courage d'analyser avec sérieux les raisons de cet échec.

Contrairement à ce qu'on répète à qui mieux mieux, je soutiens qu'André Boisclair n'a pas fait une bonne campagne électorale. Malgré quelques efforts louables, il n'a pas su bâtir l'équipe de rêve qu'il avait annoncée. Il n'a pas su présenter de façon convaincante des pans entiers du programme du parti, qui orientent le Québec en tant que pays souverain et social-démocrate.

Par contre, il s'est obstiné à défendre l'indéfendable, un référendum coûte que coûte, et même des référendums à répétition si nécessaire, sans tenir compte de l'opinion de la population ni de la Loi référendaire. La politique étant l'art du possible, M. Boisclair a manqué de flair politique.

--------------------------------------------------------------

Les erreurs d'André Boisclair

Les erreurs de parcours ont été nombreuses, et j'en relève ici une douzaine.

- L'émission de télévision Tout le monde en parle, où il s'amusait joyeusement et sans aucune réserve avec le fou du roi, comme s'il avait été seul à seul avec lui dans son salon.

- La [parodie] du film Brokeback Mountain à la québécoise, d'un mauvais goût parfait.

- Sa proposition de retirer brutalement le crucifix à l'Assemblée nationale et dans les écoles.

- Son manque de réflexion sur la question des accommodements raisonnables.

- Son insistance déplacée, lors du débat des chefs, dans sa manière d'interroger le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, sur la marge de manoeuvre du prochain gouvernement du Québec. Il aurait pu donner la réponse et faire valoir que cette marge de manoeuvre est inexistante et que l'argent et les pouvoirs constitutionnels pour en disposer sont toujours à Ottawa.

- Sa proposition d'alliance avec l'ADQ de Mario Dumont en pleine campagne: c'était jeter ses électeurs dans les bras de l'ADQ, dont la plateforme autonomiste était rassurante et séduisante.

- Sa manie de vouloir «référender» coûte que coûte, d'évoquer des référendums à répétition, même avec un gouvernement minoritaire, sans tenir compte de la Loi référendaire qui exige une majorité démocratique à l'Assemblée nationale pour déclencher un référendum.

- Sa négligence envers le prétendu «mystère de Québec», où les réactions aux fusions forcées ont été mieux exploitées par la mairesse Andrée Boucher... qui, pourtant, était contre.

- Son désaccord latent avec l'orientation social-démocrate traditionnelle du PQ et sa phrase malheureuse sur «la fin du copinage du Parti québécois avec les chefs syndicaux».

- Son désintérêt pour les dossiers fondamentaux de la langue française, de la culture québécoise et de l'intégration des immigrants.

- Son attirance vers les politiques travaillistes du premier ministre britannique, Tony Blair, alors qu'aux yeux des Québécois, la collusion de M. Blair avec George W. Bush n'est pas des plus heureuses.

- Sa détermination à mettre le parti à sa main, au service de ses idées de droite, plutôt que d'être un chef qui conduirait son parti vers le pouvoir pour appliquer un programme démocratiquement adopté.

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Vendre le programme

M. Boisclair n'était pas à l'aise avec le programme de son parti. Pas surprenant qu'il n'ait pas su le vendre. Comment un chef peut-il promouvoir un programme avec lequel il n'est pas d'accord? Quelle incohérence, quelle hypocrisie, quel cynisme! En conséquence de toutes ces erreurs, le leadership d'André Boisclair a incité de nombreux indépendantistes à voter pour les autres partis, Québec solidaire, le Parti vert et même l'ADQ, tandis que d'autres ont préféré rester à la maison, car il s'est avéré que les souverainistes sont presque deux fois plus nombreux que ceux qui ont appuyé le PQ d'André Boisclair.

La dispersion des votes indépendantistes est attribuable non seulement au chef André Boisclair et à ses conseillers mais aussi aux députés du Parti québécois qui n'ont pas détecté l'impact de ces glissements idéologiques après le départ brusqué de Bernard Landry. Le PQ a perdu la jeunesse de ses convictions.

Contrairement à ce qu'il affirme, André Boisclair a eu toute la latitude nécessaire pour faire ses preuves. Il a malheureusement failli à la tâche! En flirtant avec des politiques de droite, en critiquant les syndicats, il a perdu beaucoup d'appuis à gauche et s'est coupé de sa base militante. En ne s'entourant que de jeunes, il s'est coupé de plusieurs générations.

En se désintéressant du problème de l'intégration des immigrants, il a démontré qu'il ne comprend pas le présent et l'avenir du Québec. En traînant sa vision montréaliste et «Plateau Mont-Royal» de la société québécoise, il a démontré qu'il comprend mal les régions et la capitale nationale.

Enfin, André Boisclair a démontré qu'il n'a ni les compétences, ni l'expérience, ni la personnalité, ni la sagesse, ni la maturité nécessaires pour rester le chef du parti. Et il a encore moins la stature d'un futur chef d'État. Il serait donc souhaitable qu'il se retire, au moins provisoirement, quitte à revenir dans quelques années, plus mûr et mieux préparé, plus solide dans ses convictions, plus rassembleur et plus sensible à la population du Québec dans son ensemble, si c'est possible. En homme intelligent qu'il est, rien ne l'empêche de mettre sa compétence professionnelle au service du monde des affaires, à Toronto ou ailleurs. [...]

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

Commentaire: une autre de même, puis Boisclair prend une débarque.....
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Dim 29 Avr 2007, 11:47

Précisions sur mon commentaire précédent:

ce que je veux dire, s'il y a de plus de plus de députés péquistes et autres proches péquistes qui réclament la démission de Boisclair, ben là, c'est sûr que je vais suivre..., car, à l'évidence, Boisclair ne serait pas capable d'aller en élections dans les prochains mois...

Donc, c'est sûr que ça prend un nouveau chef qui serait capable de MIEUX représenter les aspirations des québécois, en général, au lieu de suivre une petite idéologie trop campée dans un coin....
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Lun 23 Fév 2009, 03:10

Parlant de langue française (et de culture), jusqu'à quel point la langue est en danger ?

http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2009/2500-langues-en-peril.html

EXTRAIT:

En France, 26 langues dont la majorité "en danger"

Le basque, le breton, le corse et l'occitan voisinent avec le champenois, le bourguignon, le franco-provençal ou encore le picard, qui, avec ses 700 000 locuteurs dont 500 000 en France, pourrait bénéficier de l'effet Ch'tis. Au total, l'atlas de l'Unesco recense 26 langues dont la plupart sont estimées "sérieusement en danger". Quelques-unes - tel le ligurien, l'alémanique, le luxembourgeois et le francique (ces trois derniers idiomes étant jugés, à l'instar du flamand occidental, "vulnérables") -, sont transfrontalières. Citons encore le languedocien, le franc-comtois, le gascon, l'auvergnat, le limousin, le poitevin-saintongeais, le gallo, le normand, le lorrain, le provençal, piémontais ou alpin. Mais aussi le wallon et le rhénan.


Un chiffre à mettre en regard des 6 912 langues recensées par L'Ethnologue, l'index officiel et seule estimation scientifique disponible. La concentration de langues en danger est particulièrement forte dans les régions du monde qui présentent aussi la plus grande diversité linguistique : la Mélanésie, l'Afrique subsaharienne et l'Amérique du Sud.


FIN DE L'EXTRAIT

Commentaires: on n'a pas parlé de la langue québécoise française, de la langue cadienne française, de la langue Acadienne française, du "chiac", etc...
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Denis Baggi
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Lun 23 Fév 2009, 08:29

AF a écrit:
Smile
Après coup, j'ai trouvée une définition, tirée du Petit Larousse, de l’expression «Hurler avec les loups» qui signifie: se joindre aux autres pour critiquer ou attaquer. À cela, j'ajoute, de mon propre chef, «discuter». Wink
AF sunny

Chez nous, "hurler avec les loups" a une signification négative. Cela signifie suivre le troupeau et hurler sans conviction ou signification simplement parce que les autres hurlent aussi, donc beaucoup de bruit assez loin des discussions.

Il est possible que je me trompe ou que la phrase ait des significations différentes à des endroits différents, par exemple "catin" chez nous est un mauvais mot tandis qu'en Lousiane c'est gentil.
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alain56
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Lun 23 Fév 2009, 15:31

hurler avec les loups

Je viens du Bas-St-laurent (Québec) et le sens que nous donnons à cette expression est très proche du sens que Denis lui donne. Pour nous, c'est davantage lié à quelqu'un qui suit le troupeau sans être capable de baser son opinion sur quelque chose de solide.
Cela pourrait décrire les suiveux de mode qui veulent faire parti des événements (comme les supposés partisants du Canadiens quiaccrochent des fanions à leur auto alors qu'ils sont incapables de nommer 5 joueurs de l'équipe).
Nos amis acadiens utilisent-ils cette expression ?
Alain56
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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Mar 24 Fév 2009, 12:01

Ah ben là tu m'pognes alain56 Laughing

Je connais l'expression pour l'avoir lu et entendu mais pas dans un cadre acadien Smile et je ne connait pas l'expression que nous utiliserions . Dans le vrai acadien, cad l'original hurler devient horler et hurler pourrait devenir hucher dans le sens de crier.

Hucher avec les houmards lol!

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MessageSujet: Re: ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE   Mer 25 Fév 2009, 14:22

Denis Baggi a écrit:
AF a écrit:
Smile
Après coup, j'ai trouvée une définition, tirée du Petit Larousse, de l’expression «Hurler avec les loups» qui signifie: se joindre aux autres pour critiquer ou attaquer. À cela, j'ajoute, de mon propre chef, «discuter». Wink
AF sunny

Chez nous, "hurler avec les loups" a une signification négative. Cela signifie suivre le troupeau et hurler sans conviction ou signification simplement parce que les autres hurlent aussi, donc beaucoup de bruit assez loin des discussions.

Il est possible que je me trompe ou que la phrase ait des significations différentes à des endroits différents, par exemple "catin" chez nous est un mauvais mot tandis qu'en Lousiane c'est gentil.


En passant, c'est AF, notre administratrice, qui m'a affublé de cette image, du "loup qui hurle à la lune".... voulait-elle me faire comprendre quelque chose ?? Je comprends vite quand on m'explique longtemps....

================================

En parlant de plus du sujet: langue française et culture:

Les organismes culturels se sont fait couper le $45 millions pour des représentations à l'étranger.

Pour pouvoir présenter son spectacle en Italie, la troupe de danse québécoise "La La La Human Steps" s'est trouvé un commanditaire italien. Sinon, le spectacle n'aurait pas eu lieu...

Sur le fil de presse de Radio-Canada:

L'ITALIE DÉPANNE UNE TROUPE DE DANSE QUÉBÉCOISE
Un producteur italien vient à la rescousse de la compagnie de danse québécoise "La La La Human Steps" directement affectée par les compressions de 45 millions de dollars du gouvernement canadien dans les subventions à la culture. Confrontée à une chute marquée des programmes de soutien aux tournées à l'étranger, la troupe fondée par Edouard Lock avait dû annoncer à regret, l'automne dernier, à ses partenaires italiens l'annulation de la représentation d'"Amjad" à Ferrare, en Italie.

Consterné par cette situation, le directeur du théâtre de Ferrare, Gisberto Morselli, a mis les bouchées doubles et a même rogné dans son propre budget pour pallier le manque à gagner accusé par la troupe de danse canadienne. M. Morselli a dit s'inquiéter de l'avenir des troupes canadiennes, espérant aussi inviter l'an prochain "Les Grands Ballets canadiens" de Montréal et "Ex Machina" de Robert Lepage.

FIN DU TEXTE

Commentaires: Harper préfère investir $20 MILLIARDS en Afghanistan, alors que tout le monde sait QUE CELA NE DONNE ABSOLUMENT RIEN, au lieu de donner seulement quelques millions pour la culture du Québec à l'étranger.
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ENJEUX POLITIQUES: LA LANGUE FRANÇAISE ET LA CULTURE
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