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«Religion: cohabitation des pratiques»

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francoquebecois
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Dim 20 Mai 2007, 11:33

Une autre pensée... comme pour l'habillement....au niveau des religions.....

Quant à moi, comme j'ai déjà dit, n'importe qui a le droit de s'habiller de la façon qu'il ou elle le veut, en habit de ski-doo en plein été à 40o Celsius s'il le veut..., mais en autant que cela respecte des points de sécurité (comme des "caps" d'acier à des bottes de sécurité pour un travail dans un entrepôt... ou encore un chapeau de sécurité sur la tête pour tout endroit ou toute situation qui pourrait mettre en péril la sécurité de la tête) ou encore des points de bienséance normale que tout un chacun s'attend ordinairement... dans une société normale AU CIVIL....

MAIS, D'UN AUTRE CÔTÉ, je commence à penser, de plus en plus, à lire différents textes, surtout de gens "affranchis" (je veux dire: non pratiquants... ou qui sont capables de concevoir et de faire la juste part des choses) provenant plus directement des différentes communautés culturelles, que même si les lois québécoises et canadiennes sont pavées de très bonnes intentions, soit le respect de la religion...et autres, de plus en plus, on voit ces différentes communautés religieuses qui S'IMPOSENT dans le contexte public, pas seulement dans leurs lieux de culte, et qui, forcément, tentent de changer les valeurs québécoises et canadiennes d'égalité des personnes.... (PS: ça va être rendu comment dans 25 ou 50 ans d'ici ??)

En fait, ce que je veux dire, tout objet de signification religieuse sur leurs personnes et leurs rituels qui va avec, M'INDISPOSE TOUT AUTANT que ceux-là mêmes qui se sentent indisposés quand ils voient une image d'un fondateur d'une autre religion ou autres...

De plus, ces objets religieux, que les femmes portent surtout, viennent renforcer l'inégalité sociale des gens....

En fait, pour moi, j'en arrive même à penser que l'an passé, lors de la manifestation contre la guerre au Liban, quand Poulin a porté pendant 10 secondes un certain drapeau, et que tout le monde a décrié par la suite, CELA N'ÉTAIT RIEN, EN SOI, À CÔTÉ DE TOUTES CES DIFFÉRENTES ACCEPTATIONS DES NOTIONS ET PRATIQUES RELIGIEUSES QUE LES AUTRES GENS DOIVENT SUBIR TOUT AUTOUR---OBLIGATOIRES À CAUSE DES LOIS DE LA COUR SUPRÊME--- QUI VIENNENT RENFORCER l'inégalité sociale, la division des genres,,etc.... ce qu'on a mis 30-40-50 ans à se débarrasser au Québec.

En fait, c'est le même parallèle que je fais que pour le bilinguisme... parle 2-3-4-5 langues si tu veux, tant mieux pour toi,,, mais au Québec surtout, AU CANADA DE FAÇON THÉORIQUE, c'est le bilinguisme institutionnel qui doit être au service des gens, et non le contraire. Donc, pour les religions, pour moi: pratique ta religion de la façon que tu veux, debout sur la tête toute la nuit si tu veux, MAIS NE VIENS PAS CHANGER, DANS LA SOCIÉTÉ, LES VALEURS CANADIENNES ET QUÉBÉCOISES D'ÉGALITÉ ET DE MÊME VALEUR DES GENRES....
Donc, pour moi, la laïcité, EN PUBLIC, doit prévaloir EN PREMIER... , et après, accommode-toi de la balance pour ta religion. POINT FINAL...
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Jeu 05 Juil 2007, 21:49

francoquebecois a écrit:
C'est bien ce que je dis.., les religions, ça met des oeillères aux personnes...

Mais, d'un côté, c'est pas nécessaire que je devienne un théologien, pour apprendre toutes les religions, pour m'apercevoir que, personnellement, pour moi, en tout cas, c'est juste de la "bullshit"...

Fais ce que tu veux,comme tu veux, mais autant que tu ne brimes pas les droits et les façons personnelles de vivre des autres personnes aux alentours.

Justement, le contraire de ce que je viens de dire: voir l'émission "109" de cette semaine, à Radio-Canada. De plus en plus de télévangélistes... du Québec..., mais subventionnés par la droite religieuse de l'Alberta. Et eux, ils se croient réellement supérieurs, ils croient ardemment que toutes les personnes sont à convertir, en faveur de leur religion, sinon ces personnes sont perdues.

Le télévangéliste le dit lui-même à la TV: "nous croyons à une supériorité spirituelle, avec laquelle nous devons convertir tout le monde"... (ou quelque chose de très semblable).. ---- Commentaire: C'EN EST RENDU INCROYABLE D'AVOIR DE TELLES PENSÉES AUJOURD'HUI!! C'est aussi pire que les pensées de Hitler!!!

En tout cas, j'ai beau vouloir être ouvert aux autres religions, MAIS IL FAUT PRENDRE GARDE SÉRIEUSEMENT, parce que l'intégrisme religieux veut s'imposer de plus en plus.

Voici le résumé de l'émission "109" de cette semaine:

http://www.radio-canada.ca/television/guide_horaire/RDI/index.asp?numerodiff=22741886&regiongh=10&numero=422&date=2007-4-8&dateDuGh=2007-4-8

COPIE DU TEXTE:

Prophète en son pays. Les miracles télévisés et les prédicateurs charismatiques ne sont plus l’apanage de la droite religieuse américaine.

Le Québec devient une terre fertile pour les évangélistes chrétiens qui tentent de combler le vide laissé par l’Église catholique. Dans ce documentaire, le réalisateur nous présente des évangélistes québécois qui tentent de convertir une population en quête de spiritualité. Nous montons sur scène avec l’auteur-compositeur Luc Gingras qui séduit les jeunes avec sa musique rock, la bible d’une main et la guitare de l’autre.

Dans l’Ouest canadien, nous rencontrons le prédicateur Joël Spinks, natif de Granby, qui fait fureur auprès de millions de téléspectateurs avec ses sermons bibliques diffusés sur la chaîne « Miracle Channel ». Tous deux sont prophètes en leur pays. Réalisation : Mark Thoburn

Animation : Karina Marceau

FIN DU TEXTE

PS: Moi, je ne suis pas dangereux, mais ces intégristes religieux le sont.


+++++++++++++++++++++++++++++

Montréal, le 5 juillet 2007

Émission "109":

ÉMISSION À VOIR ou bien À REVOIR:

titre: "Prophète en son pays"émission qui sera présentée sur RDI, samedi soir, le 7 juillet, à 21h30, heure de Montréal et à 11h30, dimanche le 8 juillet 2007

durée de l'émission: 30 minutes, mais 30 minutes qui vont VOUS FAIRE OUVRIR LES YEUX SUR CE QUI SE PASSE ACTUELLEMENT AU NIVEAU des "nouvelles religions"....

Même le Pape Benoît XVI est "CONTRE" ces façons de faire de ces nouvelles religions....
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Sam 21 Juil 2007, 16:56

LE FOULARD, L'ENJEU DES ÉLECTIONS EN TURQUIE, ce dimanche, le 22 juillet 2007

http://info.branchez-vous.com/Monde/070721/M072138U.html

COPIE DU TEXTE:

Le foulard islamique, symbole des divisions en Turquie

PAR C. ONUR ANT -- © La Presse Canadienne, 2007 -- Publié le 2007-07-21

ISTANBUL (AP) - La question du foulard islamique sera au centre des élections législatives anticipées organisées dimanche en Turquie. Le régime strictement laïque de ce pays à majorité musulmane interdit aux femmes de porter le foulard dans des bâtiments publics -les universités, par exemple-ou dans un cadre officiel. Certains, dont le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, souhaitent revoir cette loi.

L'AKP, parti issu de la mouvance islamiste, devrait être reconduit, même si les sondages le créditent d'une majorité plus faible que celle dont il dispose actuellement. Mais le sujet du foulard n'en reste pas moins source de très profondes divisions.

Non seulement le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, qui s'appuie pourtant sur deux tiers des sièges du Parlement, n'a pas osé toucher à la loi depuis son arrivée au pouvoir, disant attendre un "consensus institutionnel". Mais c'est la question du foulard qui a précipité l'organisation des législatives de dimanche.

Les mouvements laïques avaient effectivement vivement réagi lorsque l'AKP avait nommé comme candidat à la présidentielle le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul, dont la femme porte le foulard en public. L'opposition a boycotté l'élection du président au Parlement et des rassemblements massifs ont eu lieu dans les plus grandes villes du pays en faveur de la laïcité. Pouvait-on laisser entrer une femme portant le foulard dans le palais qu'avait occupé Mustafa Kemal Ataturk, père de l'Etat laïc moderne qui vint se substituer à l'empire Ottoman au lendemain de la Première guerre mondiale? Les protestations ont finalement conduit M. Gul à retirer sa candidature et le gouvernement à convoquer des élections anticipées en juillet.

L'interdiction du foulard se situe donc au centre de la vie publique turque, marquée ces dernières années par la poussée de l'islam politique.

En 1999, Huda Kaya et ses deux filles avaient été poursuivies en justice pour avoir "tenté de dissoudre la République turque par la force" -un chef d'inculpation passible de la peine capitale à l'époque. Leur crime? Elles avaient participé avec des milliers d'autres à un rassemblement contre l'interdiction du port du foulard islamique à l'université.

La société turque a beaucoup changé depuis, mais les classes laïques, soutenues par l'armée, s'opposent toujours à la levée de l'interdiction. "Nous croyons en notre droit de célébrer notre religion et de vivre avec dignité", souligne cependant Huda Kaya, veuve de 47 ans, qui a passé sept mois en prison avec ses filles après leur condamnation en 1999.

Le foulard a été interdit dans les universités après un coup d'Etat militaire en 1980. Et nombreux sont ceux qui aimeraient que cela reste la règle: Cicek Isiksel, une étudiante de 23 ans vêtue de jeans et d'un débardeur vert, dit craindre l'influence croissante du mouvement islamiste.

"Je ne veux pas voir des filles avec des foulards dans les universités. Si un parti disait qu'il l'autoriserait, je ne voterais pas pour (lui).
C'est pourquoi je vote pour le CHP", le Parti républicain du peuple (laïc), qui affirme que la Turquie doit "gagner la bataille contre la mentalité médiévale".

Huda Kaya ne perd pas espoir. "Les gens ont toujours trouvé un moyen de vivre ensemble dans l'histoire", avance-t-elle. "Je suis sûre que cette interdiction prendra fin un jour".

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

Commentaire: donc, en Turquie, le foulard --- PS: je ne répète pas le qualificatif de ce nom, pour être sûr de ne pas me faire accuser de racisme-- est interdit depuis plus de 25 ans.

Mais là, avec la poussée de différentes religions, les vêtements et autres objets de culte veulent plus SE FAIRE VOIR....

Personnellement, comme j'ai déjà écrit, tu peux t'habiller comme tu veux, avec un tuque sur la tête et un habit de ski-doo en plein été à plus de 40 degrés celcius,, c'est ton affaire PERSONNELLE...... mais là, avec la poussée des différentes religions, CE N'EST PLUS UNE AFFAIRE PERSONNELLE, CELA DEVIENT DE PLUS EN PLUS UNE AFFAIRE PUBLIQUE.

Et cela, ça m'inquiète. Et j'ai le droit de le dire, car, quand ça devient UNE AFFAIRE PUBLIQUE, j'ai le droit d'énoncer mes inquiétudes, de dire tout haut ce que je n'aime pas à cette situation.

D'après moi, c'est sûr qu'un moment donné, les gouvernements du Québec et du Canada vont avoir à légiférer en conséquence, AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD, J'ESPÈRE....

Pour moi, un État civil, c'est laïque, et je n'ai pas à m'avilir, à me soumettre sous les droits de différentes religions, peu importe laquelle. D'ailleurs, c'est "quelque chose" (la situation de la religion), au Québec, qu'on a commencé à régler depuis 40 ans, mais là, il ne faudrait retourner 100 ans en arrière avec toutes les autres religions qui arrivent.
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Sam 21 Juil 2007, 17:44

VOIR LE TEXTE PRÉCÉDENT POUR CE MÊME JOUR

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

TITRE DU TEXTE:
"APPEL AU ..... À LA TÉLÉ CANADIENNE...."


http://www.cyberpresse.ca/article/20070721/CPACTUALITES/70720244/6737/CPACTUALITES


COPIE DU TEXTE:

La Presse, le samedi 21 juillet 2007

Une plainte a été portée au Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) au sujet d’une possible incitation au jihad lancée par un fondamentaliste pakistanais sur les ondes de la chaîne canadienne Vision TV.

Samedi dernier, lors d’une émission hebdomadaire, Israr Amad a indiqué que le Coran exigeait des musulmans qu’ils combattent pour le jihad ou qu’ils le financent. «Le jihad pour la cause d’Allah peut être fait soit par vos ressources financières ou par votre force physique, lorsque vous vous rendez dans le champ de bataille pour combattre l’ennemi», a-t-il lancé.

«La forme la plus élevée est le combat pour la cause d’Allah. Et de donner une contribution pour les fins de la propagation du message islamique (…) Vous avez besoin d’argent pour cela. Et c’est dépensé pour la cause d’Allah.»

C’est un article paru hier matin en une du National Post qui a signalé ses propos et mis le feu aux poudres. Le sous-titre annonce : «Musulmans appelés à combattre “l’ennemi”»

Vision TV est une chaîne spécialisée en contenu religieux. Elle offre des émissions touchant 72 dénominations différentes. Elle est captée dans 7,8 millions de foyers canadiens, et quelques centaines de milliers au Québec.

Durant la journée, hier, ses dirigeants se sont empressés de corriger le tir. «Le titre de l’article porte à confusion», a lancé tout de go le président de la chaîne, Bill Roberts.

«Il existe une utilisation académique très légitime du mot ‘‘jihad’’, et qui a existé avant le 11 septembre. Le mot, même dans les mosquées actuelles, est le plus souvent utilisé pour une croissance personnelle sur le plan spirituel.»

Caroline Sharp, professeure de théologie à l’Université Saint-Paul, confirme: «Le langage religieux peut être très violent, dit-elle. Quand on fait référence à ce langage-là, ce n’est pas du tout évident que le monde s’en sert pour parler d’une guerre au sens littéral du terme.»

Dans un communiqué de presse et une lettre envoyée au National Post, Vision TV mentionne qu’elle condamne toute forme d’incitation à la violence sur ses ondes. Le prévisionnement de l’émission n’a pas permis d’identifier des propos contraire au code d’éthique de la station, a indiqué M. Roberts.

«Ce que nous essayons de faire, c’est d’établir un code d’éthique très strict, pour que personne ne puisse inciter à la haine, ou tenter de convertir les autres… qu’ils expliquent leur vision du monde d’une manière civile et gracieuse, dit-il. Il a pu arriver trois ou quatre fois dans l’histoire de Vision TV que, même si nous avions prévisionné les émissions, quelque chose passe et soit tout juste sur la marge. Je pense que ceci en est un exemple. Ça n’arrive pas très souvent. Mais c’est arrivé dans cette situation-ci.»

Dans son article du Post, le journaliste Graham Bell souligne qu’Israr Ahmad est connu pour ses propos antisémites et incitant à la violence. Dans ses écrits, il aurait à plusieurs reprises appelé à la domination globale de l’Islam, désignant les Juifs comme des «parasites» et décrit l’Holocauste comme une «punition divine».

«Ses discours hebdomadaires s’adressent d’abord aux musulmans, les incitant à se séparer des non-musulmans, a pour sa part déclaré le fondateur du Congrès musulman du Canada, Tarek Fatah. Il est aussi un promoteur de la doctrine du jihad, c’est-à-dire la guerre armée contre les non-musulmans.»
L’un des suspects dans le complot terroriste de Toronto, Qayyum Abdul Jammal, serait l’un de ses fervents admirateurs.

Le Congrès juif et le B’nai Brith n’ont pas tardé à condamner l’incident. Dans un communiqué de presse diffusé hier, ce dernier organisme demande au CRTC de prendre ses responsabilités à l’encontre de tels discours haineux sur les ondes canadiennes.

Au CRTC, on indique que c’est d’abord au CCNR de réagir. Après la plainte d’hier, le conseil des normes communiquera avec Vision TV et lui donnera 21 jours pour justifier sa position. Si celle-ci n’est pas jugée convenable par le plaignant, une enquête sera menée et un rapport devra être publié d’ici environ six mois.

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

NOTE: c'est moi qui ai indiqué les mots en caractères "gras"

COMMENTAIRE: aucun autre commentaire, sauf de dire que, de ne rien faire, de notre part, à ce sujet, équivaut à reculer dans le temps...... Il faut au moins dénoncer ces gens qui qualifient les non-...... de gens à convaincre ou de gens à éliminer (pour certains.....) -- Et rappelons que ce sont des choses qui ont été dites FACE À LA TÉLÉ, non pas juste en privé, dans un lieu de culte..... alors imaginez.... (mais ça, je n'ai pas le droit de vous dire d'imaginer....)

DISONS QUE C'EST RENDU ASSEZ SPÉCIAL........, chose que je n'aurais pas cru possible il y a même juste 5 ans....

En effet, il y a 10 ou 15 ans, on se disait: "hé... dans les années 2000, j'imagine qu'on va être très évolué sur plein de sujets, sur plein d'affaires......"
Jusqu'ici, cela semble le contraire.....
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francoquebecois
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Sam 28 Juil 2007, 12:11

TEXTE À LIRE ABSOLUMENT:

http://www.cyberpresse.ca/article/20070728/CPOPINIONS02/70728012/6732/CPOPINIONS


COPIE DU TEXTE:

NB: les mots en caractères "gras" sont de ma propre initiative

TITRE DU TEXTE: Des ghettos religieux


Daniel Baril // La Presse // samedi le 28 juillet 2007

La revue Éthique publique publie, dans son dernier numéro, plusieurs textes de réflexion sur l'aménagement de la diversité et la controverse entourant les accommodements raisonnables. Nous publions au cours de l'été des extraits de quelques-uns de ces textes. Éthique publique est vendue en librairie
www.editionsliber.org

En tant que création de l'esprit humain, la religion est le plus puissant marqueur identitaire qu'un croyant puisse porter en lui. Toutes les fonctions sociales sont à l'oeuvre dans le sentiment d'appartenance religieuse; filiation, relation avec les ancêtres, rapports avec autrui, morale sociale, réseau d'échange, lois de la reproduction, etc. Le rituel religieux place le pratiquant en mode relationnel, ce qui fait appel aux habiletés cognitives et émotionnelles les plus essentielles et les plus fondamentales de l'esprit humain, le cerveau étant spécifiquement adapté aux interrelations sociales.

Cette identité religieuse est sublimée du fait que le croyant attribue une origine divine à ses croyances et une nature divine aux êtres surnaturels avec qui il croit être en relation; cela confère à sa religion une valeur d'absolue vérité. Ce sentiment d'appartenance transcende les autres appartenances comme l'identification à une ville, à un milieu de travail, à une ethnie ou encore à une nation.

Si les diverses identités d'un individu peuvent s'emboîter comme des poupées russes, les identités religieuses sont mutuellement exclusives; on ne peut pas être à la fois juif et musulman ni être sikh et catholique. Les identités religieuses créent des frontières imperméables entre elles.

Pour cette même raison, tout accommodement religieux autorisant à déroger à une règle commune ne peut que consolider davantage l'appartenance à une communauté religieuse et renforcer la perception de vérité absolue que cette communauté a de sa religion. Le pratiquant ne peut qu'être conforté dans la croyance que sa religion est au-dessus des lois civiles laïques.

L'argument (notamment brandi par l'avocat Julius Grey) selon lequel les accommodements religieux favoriseraient l'intégration sociale et permettraient d'éviter le ghetto paraît totalement indéfendable. Nous sommes plutôt convaincus du contraire. Ceux qui réclament des accommodements religieux sont d'ailleurs déjà en position de résistance contre les forces sociales d'intégration et sont bien souvent en rupture avec leurs propres coreligionnaires; ériger une société fondée sur la consolidation de tels particularismes exclusivistes ne peut conduire à une société partageant une identité commune forte.

On peut en outre observer, chez les défenseurs de l'accommodement religieux, une volonté d'éviter de voir les rapports sociaux en termes de «nous et les autres». Si cette attitude est souhaitable sur le plan de l'identité nationale, elle est inappropriée à l'égard de l'identité religieuse puisque, comme on l'a vu, le «nous» d'une religion ne peut inclure le «nous» d'une autre religion.

Sur le plan des valeurs sociales et politiques, le «nous et les autres» est également inévitable puisque tous ne partagent pas les mêmes valeurs. Le «nous» des républicains, qui embrassent les valeurs fondant la démocratie, ne peut inclure le «nous» des fondamentalistes qui refusent ces valeurs.

Vouloir à tout prix éviter le «nous et les autres» en pareil contexte révèle une vision apolitique naïve consistant à considérer que «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil», alors qu'il y a confrontation entre deux visions diamétralement opposées de l'être humain et des rapports sociaux.

Deux mots

Si les chartes canadienne et québécoise utilisent les deux mots «droits et libertés», c'est qu'il y a une différence entre les deux notions. Un droit, c'est un avantage que quelqu'un a le devoir de nous accorder et dont nous pouvons exiger l'application. Si un travailleur a droit à un salaire, c'est que son patron a l'obligation de le lui verser. Lorsque la Charte québécoise accorde à toute personne le droit à l'instruction publique gratuite, c'est que l'État a l'obligation de fournir un tel système d'éducation.

La notion de liberté se réfère quant à elle à l'absence d'interdiction. Ce qui est objet d'une liberté n'a pas à être fourni par quelqu'un d'autre; il vient de l'individu lui-même. Ainsi, la liberté d'opinion implique que chacun peut avoir son opinion propre. Les chartes ne reconnaissent pas un «droit à la religion» mais une liberté de religion. La liberté de religion suppose une autoresponsabilisation, non un droit strict qui impliquerait que quelqu'un aurait l'obligation de fournir une religion à celui qui n'en a pas.

La liberté de religion comprend la liberté de croyance religieuse, la liberté d'expression religieuse et la liberté d'association religieuse. Chacun de ces trois aspects correspond à une liberté et non à un droit. L'État et les institutions publiques ne devraient nullement être tenus de fournir aux groupes religieux les instruments de leur pratique religieuse.

Les chrétiens, les juifs ou les musulmans ont incontestablement la liberté d'amasser des fonds pour construire des églises, des synagogues ou des mosquées. Ils ne peuvent pas, par contre, exiger de l'État qu'il leur construise des lieux de culte.

Dans certaines causes d'accommodements religieux, il est manifeste que les autorités juridiques ont eu tendance à interpréter la liberté de religion comme un droit à la religion. C'est notamment le cas dans le jugement sur l'eruv qui oblige l'arrondissement d'Outremont à fournir aux hassidim les conditions d'exemption de leurs obligations religieuses, ainsi que dans la résolution de la CDPDJ obligeant l'ETS à fournir un local de prière pour accommoder la pratique de certains musulmans; dans ces deux cas, on a transformé une liberté en droit. (...)

UN LINCEUL ENSANGLANTÉ

(...) De tous les accommodements religieux, ceux liés au hidjab sont de loin les plus fréquents, du moins dans ce que rapportent les médias, et ce sont ceux qui soulèvent le plus de réactions.

Ce n'est évidemment pas le refus de la différence qui se manifeste dans les réactions négatives et parfois hostiles, puisque des tenues vestimentaires encore bien plus exotiques, comme les tenues africaines ou indiennes, ne suscitent aucune réaction. Ce qui est rejeté dans le hidjab, c'est l'affichage ostentatoire de la soumission qu'il représente, de même que le désir de faire prévaloir la religion sur toute autre règle.

Les défenseurs du hidjab justifient le port de ce voile par la liberté de religion. Y voir uniquement le fruit d'un cheminement spirituel, comme l'affirment de plus en plus de musulmanes, c'est faire fi de l'histoire récente. Ce n'est qu'avec la révolution khomeyniste de 1979 en Iran que le voile est devenu une véritable obsession des musulmans intégristes.

En Turquie, où la population est musulmane à 99%, le gouvernement considère le hidjab comme un symbole de l'islamisme politique et l'interdit dans les institutions publiques. En France, alors que l'on comptait déjà entre 2,5 et 3 millions de musulmans à la fin des années 1970, ce n'est qu'en 1989 que le premier cas de revendication du port du hidjab à l'école s'est présenté; 1989, c'est l'année où le Front islamique du salut a lancé sa campagne d'interdits en Algérie, appuyé par le Groupe islamique armé.

Dans les années qui ont suivi, de l'Algérie à l'Afghanistan, en passant par l'Arabie et l'Iran, des milliers de femmes ont été battues, fouettées, violées, défigurées au vitriol, égorgées pour avoir exposé trop de cheveux ou trop d'épiderme au goût des milices.

Au début des années 90, on ne voyait aucun hidjab à Montréal même si on y comptait 45 000 musulmans. Le premier cas s'est présenté à l'école en 1994. Qu'est-ce qui a changé entre 1980 et 1990? Ce n'est pas l'islam mais le discours dans les mosquées. On ne peut pas faire fi de cette réalité du seul fait que des croyants voient le hidjab comme une expression de leur foi. Le hidjab est en fait un linceul ensanglanté; l'ignorer ou l'oublier, c'est consacrer le triomphe des intégristes qui ont imposé ce vêtement par le sang.

Au moment où le hidjab est en voie de banalisation, on voit maintenant de plus en plus de niqabs et de burqas à Montréal. Lorsque les premières images provenant d'Afghanistan nous ont montré ces femmes portant leur cage avec elles, la chose était perçue comme le summum de l'horreur. L'horreur fait maintenant partie de notre quotidien, même dans les universités, grâce aux accommodements religieux.

Interdire le port de ces signes dans l'espace public ne serait pas imposer une limite à la liberté de religion, puisque rien dans l'islam ne justifie ce vêtement porté uniquement par 8% ou 10% des musulmanes. Il est pour le moins étonnant que la Cour suprême du Canada y ait vu une obligation religieuse: «Assimiler une obligation religieuse telle que le port du tchador au désir qu'éprouvent certains élèves de porter une casquette témoigne d'un regard réducteur sur la liberté de religion, attitude qui n'est pas compatible avec la Charte canadienne.»

C'est là l'une des nombreuses affirmations très contestables de ce jugement sur le kirpan. Même si le Coran imposait ce voile aux femmes, ce ne serait pas une raison pour l'accepter inconditionnellement. Rappelons que, dans les années 50 au Québec, il était inconvenant pour une femme d'être vue en public la tête découverte; même si cela relevait d'une exhortation des Épîtres de Paul de Tarse, les femmes ont abandonné le port du chapeau.

Le hidjab et la burqa étant des symboles de lutte politico-religieuse, les interdire dans l'espace public enverrait un message clair marquant le seuil à ne pas dépasser. À défaut de telles limites, l'avancée de l'intégrisme continuera de gruger les assises de la démocratie.

L'auteur est anthropologue de formation, journaliste à l'hebdomadaire Forum de l'Université de Montréal et rédacteur en chef de Cité laïque, une publication du Mouvement laïque québécois.

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

Commentaire: aucun commentaire, je ne veux pas me faire.... , juste pour le fait d'avoir rapporté ce texte...
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Sam 28 Juil 2007, 12:48

Finalement, le "taureau sacré", d'une religion quelconque , frappé de la maladie de la tuberculose, maladie très contagieuse, a été abattu en Grande-Bretagne:

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=ins&idArticle=070727162003.ypujw212.xml&titre=Grande-Bretagne%3A+un+taureau+sacr%E9+atteint+par+la+tuberculose+finalement+abattu

COPIE DU TEXTE:
Grande-Bretagne: un taureau sacré atteint par la tuberculose finalement abattu


LONDRES (AFP) - 27/07/2007 16h20

Un taureau - animal sacré pour les hindous - atteint de tuberculose, à l'origine d'une virulente polémique entre les autorités du Pays de Galles et une commaunauté hindoue qui tentait de le sauver, a finalement été abattu, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Shambo, qui vivait à l'isolement au sein du temple Skanda Vale, situé à Llanpumsaint dans le sud-ouest du Pays de Galles, a reçu jeudi soir une injection mortelle, a précisé un porte-parole des autorités régionales galloises.

Des fidèles hindous avaient pourtant formé une chaîne humaine devant le temple, retardant l'entrée des autorités sanitaires pour transporter l'animal à l'abattoir jeudi soir.

La tuberculose avait été diagnostiquée il y a trois mois chez ce taureau de six ans. Afin d'éviter toute propagation de la maladie, les autorités locales avaient alors ordonné l'abattage de l'animal.

La communauté hindoue avait fait appel de la décision, finalement rejetée par une cour d'appel de Londres le 23 juillet. Près de 24.000 personnes avaient signé une pétition pour sauver Shambo.

La mobilisation avait dépassé les frontières de l'Angleterre. L'un des moines du temple gallois, frère Michael, a affirmé qu'une oeuvre de bienfaisance indienne avait proposé d'accueillir le taureau malade mais que les autorités britanniques avaient refusé.

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

Commentaire: je ne veux pas rire de certaines religions, ça pourrait être de la "catholique" aussi, mais,,, franchement, il y en a qui ont des rites ou des symboles religieux.... disons.... très surprenants....
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Dim 29 Juil 2007, 06:48

Citation:
Commentaire: je ne veux pas rire de certaines religions, ça pourrait être de la "catholique" aussi, mais,,, franchement, il y en a qui ont des rites ou des symboles religieux.... disons.... très surprenants....(Franco)


Oui, et il pourrait y avoir dans ma ''religion'' des choses très surprenantes et qui feraient rigoler aussi. Embarassed Bon si ça arrivait, j'en appellerais pas à faire brûler des ambassades.

Mais heureusement, ce n'est pas médiatisé, ceux qui sont au courant ne sont pas caricaturiste au Danemark et ne s'appellent pas Martineau. Fiou !.Laughing
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Ven 24 Aoû 2007, 19:36

Ce texte fait suite aux nombreux textes précédents dans ce domaine.

Donc, SVP, veuillez relire AU MOINS LES
TEXTES PRÉCÉDENTS, au moins les lignes en caractères gras, afin de mieux se replonger dans cet univers, et de mieux saisir les différentes idées que je répète ou que j'écris pour la première fois.

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Le premier forum sur les "accommodements raisonnables", le forum des jeunes:


le texte:
http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2007/08/20070824-182908.html

le vidéo:
http://lcn.canoe.com/cgi-bin/player/video.cgi?file=20070824-182908&link_nouvelle=

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Commentaires:

des "accommodements", il s'en fait des milliers par jour dans les différentes entreprises, dans les services publics, dans les écoles, etc..., toutes sortes d'accommodements civils, et personne ne s'en plaint. En effet, 99% des différents accommodements entre individus ou entre individus et entreprises VONT DE SOI, je veux dire: "tombent sous le sens" ou encore "sont complètement RAISONNABLES"....

Mais...... il existe un 1% qui semble causer problème...., et, à ce que j'ai pu voir, ce 1% de demandes d'accommodements DÉRAISONNABLES sont faites en rapport à différentes religions........, par des gens qui exigent la pratique ABSOLUE de leur religion de FAÇON PUBLIQUE.

NOTE: j'utilise seulement le terme "accommodement" pour expliquer que toutes sortes de gens, dans toutes sortes de situations, posent un geste ou bien, d'autorité, acceptent une façon différente d'opérer, mais dans les limites de l'acceptable, dans les limites que les lois permettent. Exemple: un congé pour "raison personnelle" (qui pourrait être pour "raison religieuse" pour une personne): alors, si la personne peut bénéficier d'un congé mobile ou encore, dans les limites de l'acceptable pour l'entreprise, un congé sans solde d'un jour ou plus, peu importe que cela soit pour raison religieuse ou non, d'après moi, c'est un accommodement très justifiable. Mais si l'entreprise ou bien l'individu est indisposé par l'accommodement donné à quelqu'un, alors, ce n'est pas "raisonnable".

Le problème du 1% des demandes d'accommodements qui s'avèrent très discutables sont celles-ci: quand c'est pour permettre à des gens de différentes communautés d'afficher EN PUBLIC LEURS PRATIQUES RELIGIEUSES, et que cela VIENT À L'ENCONTRE DES VALEURS QUÉBÉCOISES ET CANADIENNES, valeurs qui sont même inscrites dans la charte des droits et libertés, par rapport à l'égalité des genres, hommes, femmes, etc... comme exemple.

UNE INFORMATION IMPORTANTE À SAVOIR: pour nous, pour la majorité des québécois, les pratiques religieuses, depuis plusieurs années, SE FONT COMPLÈTEMENT EN PRIVÉ, ou même NE SE FONT PAS DU TOUT.

Pour les gens de différentes communautés religieuses, POUR PLUSIEURS, leurs pratiques religieuses SE DOIVENT D'ÊTRE FAITES EN PUBLIC (prières, port de différents ornements religieux, etc....). (c'est ce qu'une très grande représentante d'une de ces religions m'a expliqué CLAIREMENT ET DE FAÇON TRÈS DIRECTIVE que tout cela soit fait EN PUBLIC, ET NON PAS JUSTE EN PRIVÉ) ---------selon les règles absolues de leur religion, si ces gens appliquent À LA LETTRE les directives de leurs religions, mais directives qui sont dénoncées même ouvertement par une grande majorité de ces gens appartenant à ces mêmes religions.

D'OÙ LE PROBLÈME QUI SE POSE: est-ce que la société québécoise est d'accord pour autoriser la PRATIQUE RELIGIEUSE DE D'AUTRES COMMUNAUTÉS DE FAÇON PUBLIQUE, ---- MAIS SURTOUT: EST-CE SOUHAITABLE OU NON, afin de pouvoir garder une harmonie entre toutes les différentes religions qui se pratiquent dans la société québécoise, alors que certain pays D'UNE MÊME PRATIQUE RELIGIEUSE n'autorise même pas L'EXPRESSION PUBLIQUE DE LA RELIGION....??? Si la société accepte de plus en plus la mainmise des différentes pratiques religieuses DE DIFFÉRENTES RELIGIONS EN PUBLIC, comment ça va être rendu dans 25 ans, dans 50 ans ??

Dans la charte des droits et libertés, pour la religion, ce que j'en sais: C'EST LA LIBERTÉ DE RELIGION ---- ET NON UN DROIT ABSOLU, qui pourrait empiéter sur les valeurs de la majorité des québécois, qui vont complètement à l'encontre des valeurs québécoises. Pour moi, il y a une différence entre un droit et une liberté de faire. Mon droit à avoir la paix et ne pas être indisposé par les différentes pratiques religieuses des différentes communautés PAR RAPPORT à leur liberté de pratiques religieuses, liberté qui en prend de plus en plus large de ce temps-là.
(voir les textes précédents, des textes écrits par des auteurs universitaires à ce sujet).

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Au Québec, depuis une quarantaine d'années, TA PRATIQUE DE TA RELIGION, c'est ton affaire personnelle. C'est ce qu'on se dit entre Québécois. Assez que, des fois, pour éviter toute chicane, MÊME ENTRE QUÉBÉCOIS TRÈS PROCHES, on se dit, lors de "party" ou de rencontre de groupe: on ne parle pas de politique et ni de religion, encore moins on fait des "pratiques religieuses". On pense: ne viens pas embêter le monde avec ça.

Exemple: Depuis plus de 20 ans, même 30 ans, dans la majorité des conseils municipaux, à l'Assemblée Nationale à Québec et ailleurs dans d'autres circonstances, on fait "une minute de silence" au lieu d'une prière, au début de la séance, pour ne pas indisposer des gens qui ne feraient plus de pratique religieuse catholique. Alors, pourquoi ce n'est pas la même chose pour les gens de différentes communautés qui veulent PRATIQUER EN PUBLIC LEUR RELIGION ??? On me répond: "c'est ma religion qui me le demande..." Pourquoi eux maintenant se trouvent AUTORISÉS de faire cela, et nous, qu'on ne le fait plus pour mieux respecter le choix de chacun ?? On n'a pas la même définition du respect d'autrui...


QUESTION: Quand ces mêmes personnes vont être à la tête de partis politiques ou autres, vont-ils toujours respecter ce consensus de "minute de silence" OU BIEN ILS VONT OBLIGER LES AUTRES PERSONNES tout autour À SUBIR LEURS PRATIQUES RELIGIEUSES ?? VONT-ILS ENCORE PLUS AUTORISER TOUTES SORTES DE PRATIQUES RELIGIEUSES DE FAÇON "PUBLIQUE", comme l'appel aux prières --- 5 fois par jours --- tel qu'il se produit déjà dans la ville de Détroit, et où l'ensemble des citoyens de Détroit "EN ONT LEUR VOYAGE" DE TOUT CELA, pratique religieuse pour couvrir environ 30% de cette population de Détroit ??? Il existe déjà DES CENTAINES de lieux de culte à Montréal, dont les plus importantes en possèdent au moins une trentaine, celle qui pourrait, en théorie, faire appliquer par les lois, ses appels aux prières 5 fois par jour....

À ma question si cela pourrait arriver, soit qu'il existe DANS DES HAUT-PARLEURS, À LA GRANDEUR DU CENTRE-VILLE ET DES PRINCIPAUX QUARTIERS DE MONTRÉAL, L'APPEL AUX PRIÈRES FAIT 5 FOIS PAR JOUR----- pour juste une religion -----
(imaginez: il y a AU MOINS UNE CINQUANTAINE DE RELIGIONS QUI SE PRATIQUENT À MONTRÉAL, et si chacune exige que ses pratiques puissent se faire de façon publique, on n'a pas fini d'entendre toutes sortes de cloches et toutes sortes de prières et autres, à chacune des minutes du jour...)
on m'a répondu: "ce ne serait pas pire que les cloches des églises catholiques qui sonnent 3 fois par jour......... mais, JUSTEMENT, les cloches des églises catholiques ne sonnent même plus 3 fois par jour, ELLES SONNENT UNIQUEMENT LE DIMANCHE, pour leurs messes, ET QUELQUES FOIS, pour certaines églises, elle sonnet le MIDI dans la semaine.

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Et, de plus, AU QUÉBEC, depuis une quarantaine d'années aussi, la religion catholique a autorisé les différentes Congégrations de Soeurs et de prêtres À NE PLUS PORTER de vêtements religieux (voiles, cols romains, etc..) EN PUBLIC, pour leur permettre, disait-on, DE MIEUX POUVOIR S'INTÉGRER DANS LA SOCIÉTÉ, DE MIEUX POUVOIR INTERAGIR AVEC LES GENS AUTOUR D'EUX, SANS QUE L'ASPECT DE LA RELIGION SOIT PRÉDOMINANT, pour être plus près du public en général.

Et là, les juges fédéraux disent: "pour mieux permettre aux gens de différentes communautés religieuses de s'intégrer à la société québécoise, ON DOIT PERMETTRE AUX GENS PRATIQUANT CES RELIGIONS DE PORTER TOUT VÊTEMENT OU ARTICLE RELIGIEUX...." -------- c'est le monde à l'envers..... , ou deux poids, deux mesures... JE NE L'AI PAS ENCORE COMPRISE, CETTE PHRASE-LÀ, des juges fédéraux.....

En résumé, ce que je veux dire ici: certaines personnes (environ 1% seulement de certaines religions, car les 99% autres ne pratiquent pas ou ne veulent pas indisposer l'entourage par leur pratique religieuse) VEULENT QUE CES PRATIQUES SOIENT FAITES DE FAÇONS PUBLIQUES, même si cela indispose les gens dans l'entourage ou non. Ils prennent cela comme un droit, alors qu'ils ont la LIBERTÉ DE RELIGION seulement. Moi, je leur dis: tu es bien libre de vivre de la façon que tu veux, de pratiquer la religion que tu veux, MAIS EN AUTANT QUE MES DROITS NE SOIENT PAS BRIMÉS, et que les valeurs d'égalité entre individus dans la société québécoise soient respectés en public.

Surtout quand on sait, qu'à l'inverse, la société québécoise a dû se départir de presque tous les ornements et affiches religieux EN PUBLIC POUR NE PAS INDISPOSER LES GENS DE D'AUTRES RELIGIONS, alors que nous, nous sommes COMME OBLIGÉS DE VOIR LEURS ORNEMENTS RELIGIEUX, DE SUBIR LEURS PRATIQUES RELIGIEUSES... d'où la grogne d'une bonne partie des Québécois, dans son ensemble, et ça, je le comprends.

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Je ferais même la comparaison suivante, mais qui peut paraître un peu boîteuse: autant, l'automne passé, des gens de différentes communautés religieuses, en Europe, étaient offusquées de voir des caricatures de leurs dieux (je ne sais même pas lesquels), et qui, eux, ont fait brûler des ambassades et des quartiers de certaines villes EN SIGNE DE REPRÉSAILLES, autant, nous les Québécois, SOMMES EN GROGNE ----- seulement en grogne ----- CONTRE L'IMPOSITION DES DIFFÉRENTES PRATIQUES RELIGIEUSES QUI SE FONT EN PUBLIC DE PLUS EN PLUS.

Sinon, dans 25 ou 50 ans, au Québec, à Montréal, AVEC LA CINQUANTAINE ou plus DE RELIGIONS QUI SE PRATIQUENT, dont la majorité font cela EN PRIVÉ, MAIS QUELQUES-UNS EN PUBLIC, est-ce que cela va devenir comme dans d'autres pays de l'Orient où différents peuples de différentes religions sont toujours en guerre les uns contre les autres POUR MIEUX FAIRE PRÉVALOIR LEUR RELIGION EN PUBLIC ?? C'est une question....
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Pour que cela soit clair, je n'ai absolument rien contre les religions, et tant mieux si presque tout le monde adhère à une religion ou bien à une autre. Mais tes pratiques religieuses, tu fais ça chez vous, ou bien dans des lieux de culte déjà identifiés, PAS DANS DES LIEUX OUVERTS AU GRAND PUBLIC.

Donc, pour moi, PLUS AUCUN ACCOMMODEMENT RELIGIEUX -------car c'est de cela dont il s'agit---------- NE SERAIT PERMIS, à moins que l'accommodement ne soit SUBORDONNÉ AUX DISPOSITIONS CIVILES DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE, comme l'exemple de congé mobile, ou un congé personnel, que je mentionnais plus haut, qu'une demande de congé religieux puisse être accordé EN AUTANT que ce congé puisse être accordé de FAÇON CIVILE, soit congé mobile, congé personnel ou autres ---- c'est un exemple que je donne ----- . DONC, LES PRATIQUES DES RELIGIONS, POUR MOI, NE SONT PAS AU-DESSUS DES LOIS CIVILES QUÉBÉCOISES ET CANADIENNES, ces pratiques devraient plutôt même être subordonnées à ces lois.

Certains vont dire: c'est le droit individuel qui l'emporte sur le droit collectif, comme le disent les jugements de la Cour Suprême. Moi, je réponds: les tribunaux font UNE GRAVE ERREUR quand ils considèrent les pratiques religieuses COMME UN DROIT, ALORS QUE C'EST SEULEMENT UNE LIBERTÉ DE PRATIQUE RELIGIEUSE ---voir les textes précédents à ce sujet.

Ton droit individuel, JUSTE INDIVIDUEL, tu y as droit, en autant que cela n'empiète pas sur LES DROITS D'UN AUTRE DE NE PAS ÊTRE INDISPOSÉ PAR TES DIFFÉRENTES PRATIQUES DE VIE CIVILE OU RELIGIEUSE. Et ta religion, c'est une liberté de faire, que tu ne dois pas indisposer les autres tout autour avec tes pratiques. Quand je vois des gens porter de façon très visible certains ornements religieux, qui, en plus, suggèrent ------------ dans la mentalité de presque toute la société québécoise ---------------- des différences de traitement entre hommes et femmes, pour moi, cela, c'est complètement inacceptables, et cela M'INDISPOSE BEAUCOUP, TOUT AUTANT, j'imagine, que ces mêmes gens de différentes communautés qui se trouvaient indisposés à voir les caricatures de différents dieux, à voir nos symboles religieux un peu tout partout dans la société québécoise et canadienne... dans une autre vie.... avant...

Alors, UNE SOCIÉTÉ LAIQUE AU PLUS VITE DANS L'ESPACE PUBLIC!!!! Sinon l'émancipation de plus en plus marquée de façon publique des différentes religions va devenir comme une tour de Babel....

POINT FINAL.

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Pour terminer, le journaliste à la TÉLÉ vient de rapporter un commentaire reçu par courriel, de la part d'une "personne d'une communauté ethnique" (ce qu'il a dit):
VOICI:
"L'an passé, aux États-Unis, il s'est bâti 1200 lieux de cultes (je ne répéterai pas celui qu'il a dit, car, d'après moi, cela regroupe l'ensemble pour toutes les religions), alors qu'au Canada, un pays avec 10 FOIS MOINS DE POPULATION, il s'est bâti 350 LIEUX DE CULTE. -----Et le courriel continue:------- Je demande donc de déclarer l'espace public "LAIQUE", avant qu'il ne soit trop tard"......... FIN DE CE COURRIEL, CE N'EST PAS MOI QUI AI DIT CELA.........
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Dim 26 Aoû 2007, 19:53

L'OUVERTURE OFFICIELLE d'un tout nouveau temple, de quelques millions de dollars, pas très loin d'ici, en "pays tamoul": -- durée: 11min 42 sec ---- une section de l'émission "Second regard" de Radio-Canada, de cette semaine, un reportage fait par la très talentueuse et rigoureuse journaliste-réalisatrice Jocelyne Allard - un reportage à voir.... et à entendre....., les oreilles vont vous en dresser sur la tête.....


PS: Merci à M. Laurin, père de la Loi 101, merci à la Loi 101..., au moins les jeunes qui sont interrogés dans ce reportage peuvent répondre en français.

http://www.radio-canada.ca/audio-video/index.shtml#idMedia=1447839&urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2007/CBFT/SecondRegard200708261330_2.asx&dureeMedia=702
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Lun 27 Aoû 2007, 11:28

le 27 août 2007: 2 textes dans les journaux, et les résultats du sondage Crop-La Presse, et ma conclusion à la fin

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L'homme (Gérard Bouchard: "nous, les intellectuels.."..) qui parlait trop..., par Michèle Ouimet, journaliste de "La Presse"

http://www.cyberpresse.ca/article/20070827/CPOPINIONS05/708270424/-1/CPOPINIONS05

Crispé et tendu, Gérard Bouchard se faisait cuisiner sur sa déclaration controversée au sujet du grand public incapable de saisir les subtilités de la diversité culturelle.

Ces gens, avait-il expliqué au Devoir le 17 août, ne sont pas des intellectuels. La preuve, ils regardent les nouvelles à TVA et TQS ou, dans le meilleur des cas, à Radio-Canada, et ils affirment que «c'est bien plus simple quand on est tous pareils».

Gérard Bouchard s'était alors posé la question qui tue: comment «déconstruire ce discours»?

Vendredi, M. Bouchard a refusé de s'expliquer. «Cet incident a été suffisamment commenté, a-t-il tranché. Affaire classée!»

Mais les journalistes ont insisté. Charles Taylor s'est alors fâché. On sentait qu'il bouillait d'impatience depuis le début du point de presse, lui, l'intellectuel, obligé de s'abaisser à répondre à la valetaille, alors que de grandes questions épistémologiques sur le sens du mot «ethnie» attendaient ses réponses éclairées.

«Au lieu d'essayer de nous attraper dans des pièges, a-t-il dit avec un brin d'arrogance, on devrait discuter de façon mature.» Et d'ajouter que les questions des journalistes ne volaient pas très haut.

Je ne veux pas décevoir M. Taylor, mais il devra s'y habituer. Les journalistes ne se mettront pas à compulser les derniers essais des philosophes à la mode, et la déconstruction ne fera jamais fureur dans les points de presse.

Gérard Bouchard parle trop. On a l'impression que son idée est faite et que son rapport est déjà écrit. Pourtant, la commission a commencé ses travaux vendredi et elle n'a pas encore amorcé sa tournée du Québec, qui a pour but de recueillir les opinions du bon peuple. Ça promet.

MM. Bouchard et Taylor écouteront-ils vraiment et tiendront-ils compte des opinions exprimées? Le placotage de Gérard Bouchard nuit à la crédibilité de la Commission. Normalement, les présidents ont un devoir de réserve.

Je ne suis pas convaincue que MM. Bouchard et Taylor soient les hommes de la situation. Les accommodements raisonnables touchent deux cordes sensibles: la religion et l'égalité entre les hommes et les femmes.

La plupart des accommodements qui ont fait les manchettes touchent ces deux points explosifs: les musulmanes qui demandent des horaires séparés dans les piscines ou qui revendiquent le droit de porter le niqab à l'université, les juifs qui exigent que les vitres d'un YMCÀ soient givrées pour cacher le corps des femmes en short, les sikhs qui ont obtenu le droit de porter leur couteau à l'école.

La Commission va discuter des demandes des juifs, des musulmans, des sikhs, pour n'en nommer que quelques-uns. Elle va jongler avec la place de la religion dans la société et celle de la femme au Québec.

M. Bouchard est catholique, mais il n'est pas croyant. Il a 63 ans. M. Taylor est catholique pratiquant. Il a 75 ans. Deux hommes, deux catholiques. Pas de femme, pas de jeune, pas de représentant des communautés culturelles.

MM. Bouchard et Taylor seront épaulés par un comité formé de femmes, de juristes et de membres de différentes ethnies. N'empêche, l'image publique de la Commission souffre de cette homogénéité: blanc, mâle, catholique.

Autre point d'inquiétude: la grande tournée du Québec. MM. Taylor et Bouchard craignent comme la peste les dérapages qui peuvent survenir autant à Montréal qu'en Gaspésie ou en Abitibi. Ils ont raison. Le vieux fond xénophobe n'est jamais loin. Il risque de sortir pendant les audiences publiques.

Au départ, la Commission devait se pencher sur les demandes des minorités.
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Note de Franco: on avait même dit, en décembre ou janvier dernier, que cette commission allait étudier chacune des demandes d'accommodements et indiquer si elle était raisonnable ou non. C'est ce que j'avais compris. Peut-être suis-je dans l'erreur ??
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Elle devait profiter de ce grand brassage d'idées pour mieux comprendre leurs revendications tout en se questionnant sur les craintes des Québécois de souche.


Aujourd'hui, on ne parle plus que de la majorité qui craint ses minorités. La Commission va examiner l'âme des Québécois, sonder ses insécurités, scruter ses craintes. Cela risque de débouler sur un grand exercice de défoulement collectif. Le «nous» majoritaire contre le «eux» minoritaire.

L'idée de cette vaste consultation vient des deux présidents. «La formule a été retenue à notre insistance, a précisé M. Bouchard vendredi. Nous voulons donner la parole aux citoyens modestes

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Note de franco: "citoyens modestes": quelle condescendance!!!!!!
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qui n'ont pas les moyens d'écrire des mémoires et qui ont des choses à dire. C'est un acte de foi.»

«Les gens ont prédit que ce serait très houleux, a-t-il ajouté. Je ne crois pas que ce sera le cas.»

Acte de foi, a dit M. Bouchard. Il en aura bien besoin, même s'il n'est pas croyant.
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Dumont séduit: par Katia Gagnon, journaliste à "La Presse"

http://www.cyberpresse.ca/article/20070827/CPACTUALITES/708270423/0/CPOPINIONS05


Le kirpan à l'école, un YMCA aux vitres teintées, des cours prénataux interdits aux hommes... Depuis des mois, les accommodements raisonnables sont au coeur de l'actualité. À tel point qu'ils ont pris une place inattendue dans les dernières élections provinciales. Le discours musclé du chef de l'ADQ, Mario Dumont, a-t-il la cote auprès des Québécois?

Selon un sondage CROP - La Presse, il semble que oui.
Le débat autour des accommodements raisonnables préoccupe les Québécois: les trois quarts d'entre eux craignent que ces pratiques ne «dérapent et ne deviennent hors de contrôle», montre un sondage réalisé par CROP pour le compte de La Presse. Seulement 22% n'en sont pas inquiets.

De fait, le sujet des accommodements touche une corde très sensible puisque six Québécois sur 10 se disent beaucoup ou assez préoccupés par la question. «Ce sont des chiffres très forts», constate le vice-président de CROP, Claude Gauthier.

Et ce n'est pas la commission Bouchard-Taylor qui va régler ce problème, estiment les répondants. La moitié d'entre eux croient que la consultation orchestrée par le tandem d'intellectuels ne parviendra pas à «dissiper le malaise» face à la question des accommodements raisonnables.

Seulement 28% des répondants sont persuadés, au contraire, que MM. Bouchard et Taylor réussiront à apaiser les tensions autour de cet enjeu. Les intéressés ont refusé de commenter les chiffres de notre sondage.

Le sondage démontre également que le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, continue de surfer avec succès sur l'inquiétude de la population face aux accommodements. Presque la moitié des répondants (46%) ont indiqué qu'ils croient que M. Dumont «agit de façon responsable en exprimant l'inquiétude des Québécois au sujet de l'immigration». Au contraire, 38% estiment «qu'il exploite l'inquiétude des Québécois au sujet de l'immigration à des fins purement partisanes».

Claude Gauthier note que les gens qui voient d'un oeil favorable les déclarations de M. Dumont ne sont pas nécessairement des partisans de l'ADQ. En effet, les répondants se divisent à peu près en trois parts égales quand on leur demande quel chef de parti exprime leur point de vue sur les questions d'immigration, un peu à l'image des résultats des dernières élections.

Cependant, une partie des répondants qui s'identifient à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, ou au chef libéral, Jean Charest, sont d'accord pour dire que les craintes exprimées par M. Dumont sont légitimes.

«Ces chiffres donnent une idée du rayonnement de M. Dumont. Il ratisse très large. Même si ces gens-là ne votent pas nécessairement pour lui, ils trouvent qu'il a raison. Il est vraiment au diapason de la société là-dessus», dit M. Gauthier.

Une majorité de répondants (56%) est également d'accord avec le chef de l'Action démocratique pour dire que le Québec ne peut accueillir plus d'immigrants que les 45 000 qu'il reçoit chaque année; 48% des gens croient que ce nombre devait demeurer le même. Voilà, somme toute, d'excellentes nouvelles pour le chef adéquiste.

D'autres, cependant, jugent ces résultats plus inquiétants. «Voilà le dommage collatéral épouvantable du traitement sensationnaliste de l'immigration. Après un an de chasse à l'accommodement raisonnable, on a transposé ça à l'immigration.

L'inquiétude n'est plus quant aux minorités religieuses, mais quant à l'immigration», note Marie McAndrew, titulaire de la chaire sur la diversité ethnique de l'Université de Montréal.


Une commission inutile?

Mme McAndrew ne croit pas, elle non plus, que la commission Bouchard-Taylor va parvenir à établir un consensus social sur l'immigration ou les accommodements. «On est dans un bordel conceptuel. Je ne sais pas comment on va défaire ce pattern. Ça ne se fera pas nécessairement en écoutant des mémoires», dit Mme McAndrew. Elle craint que la Commission ne se transforme en «défoulement collectif».

«On dirait que la population se réveille et s'aperçoit qu'il y a des immigrés au Québec», s'étonne Stéphane Reichold, de la Table de concertation sur les ressources en immigration. Seul effet positif: les projecteurs seront peut-être braqués sur l'insuffisance des ressources en matière d'intégration des immigrés, dit M. Reichold.

«On a 30 ans de retard sur le reste du Canada dans notre réflexion collective sur l'immigration», soupire François Crépeau, expert en droit de l'immigration à l'Université de Montréal,

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Note de Franco: "on est 30 ans en retard": bon, en plus de nous accuser de citoyen de modeste, de 2ème classe, on nous accuse d'attardé......
Quand ça va mal..... je vous dis!!!
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qui déplore l'accusation d'élitisme dont on a accablé les deux présidents de la commission Bouchard-Taylor. «En matière d'immigration, on se méfie des experts. Or, c'est un domaine très complexe», conclut-il.

Le sondage CROP-La Presse a été réalisé du 17 au 20 août 2007 auprès de 601 Québécois. Il est précis à quatre points près, 19 fois sur 20.
NOTE: VOIR LES RÉSULTATS DU SONDAGE, au texte suivant
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Sondage sur les "accommodements"
http://www.cyberpresse.ca/article/20070827/CPSPECIAL13/70827004/0/CPACTUALITES

Sondage CROP-La Presse
Lequel des énoncés suivants est le plus proche de votre opinion?
39% - Le Québec a besoin d'accueillir le plus d'immigrants possible pour conserver sa croissance économique et combattre le déclin démographique.

56% - Le Québec ne peut accueillir plus d'immigrants que les 45 000 qu'il reçoit déjà chaque année, parce que cela risquerait de nuire à leur intégration et à la préservation de la culture québécoise.

NSP/Refus: 5 %
Lequel des énoncés suivants est le plus proche de votre opinion?
38 % - Mario Dumont exploite l'inquiétude des Québécois au sujet de l'immigration à des fins purement partisanes.
46 % - Mario Dumont agit de façon responsable en exprimant l'inquiétude des Québécois au sujet de l'immigration.

NSP/Refus: 16 %
Êtes-vous en accord ou en désaccord avec cette opinion?
Certains prétendent que le nationalisme québécois est une source de malaise pour les immigrants.
En accord: 36%
En désaccord: 55%
NSP/Refus: 9 %

Selon vous, est-il souhaitable ou non d'exclure toute trace du religieux de l'ensemble des institutions publiques?
Souhaitable: 51%
Non souhaitable: 47 %
NSP/Refus: 2 %

Personnellement, craignez-vous que les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles les accommodements raisonnables ne dérapent et deviennent hors de contrôle?
Oui: 73%
Non: 22%
NSP/Refus: 5%
Commission Bouchard-Taylor
Avez-vous très confiance, assez, peu ou pas du tout confiance que les travaux de la commission Bouchard-Taylor permettront de dissiper le malaise provoqué par certaines pratiques d'accommodement liées aux différences culturelles?

Très confiance: 5 %
Assez confiance: 23%
Total : 28 %

Peu confiance: 34 %
Pas du tout confiance: 16 %
Total: 50 %
NSP Refus: 22%

Méthodologie: Les résultats du sondage reposent sur 601 entrevues téléphoniques réalisées du 17 au 20 août 2007. D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille est précis à quatre points près, 19 fois sur 20. Rappelons que la marge d'erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l'échantillon.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

CONCLUSION de ma conclusion: un vidéo sur Youtube, qui représente assez bien ma position à ce sujet:

divers commentaires sur les accommodements raisonnables

http://www.youtube.com/watch?v=7yBckADzrgE&mode=related&search=
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Lun 27 Aoû 2007, 12:23

Pour alimenter ce sujet qq peu explosif et dont l'avenir nous apparait incertain et confus.

Parue dans la revue Forum de l'université de Montréal, 27 aôut 2007

Cour suprême c. démocratie libérale
27 August 2007
Le professeur Luc Tremblay estime que les jugements sur les accommodements religieux conduisent à la déconstruction de la démocratie.

Engagée dans un processus politique de déconstruction de la démocratie libérale, la Cour suprême du Canada instrumentalise la liberté de religion afin d’établir au pays une version radicale du multiculturalisme.

C’est la lecture que fait Luc Tremblay, professeur à la Faculté de droit, des récents jugements du plus haut tribunal du Canada sur les accommodements religieux. Le professeur reproche notamment à la Cour son interprétation large de l’article 27 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui conduit à concevoir les libertés fondamentales comme autant de moyens pour promouvoir le multiculturalisme.

«Les droits et libertés fondamentaux ont toujours eu pour objet la protection de l’individu et non la préservation du patrimoine multiculturel d’une société. Cette thèse n’est pas compatible avec le libéralisme, mais s’accorde très bien avec le multiculturalisme postmoderne», affirme-t-il dans une communication présentée au colloque sur les accommodements raisonnables organisé par sa faculté en juin dernier.

Appliquée à la pratique religieuse, cette thèse conduit à valoriser le patrimoine multireligieux canadien, donc à traiter la religion comme la culture, «ce qui n’a pas de racines dans la tradition libérale et démocratique», soutient le professeur.

Dangereuses confusions

Luc Tremblay critique sévèrement les jugements sur l’affaire de la souka à Outremont et sur le port du kirpan à l’école, qui révèlent selon lui la confusion dans les notions de tolérance et de laïcité. Sur le port du kirpan par exemple, il remet en question le bienfondé qu’un enfant de 12 ans – donc sous responsabilité parentale – puisse «opposer ses croyances religieuses aux décisions rationnelles prises par des adultes pour le bien de tous les enfants». Cette vision des droits de l’enfant irait à l’encontre de la doctrine libérale élaborée par John Locke et John Stuart Mill.

Autre dérapage postmoderne dans le principe de l’égalité : les jugements sur les accommodements religieux ont pour effet d’accorder une plus grande valeur aux conceptions religieuses du bien qu’aux conceptions non religieuses. «Une personne dont la conception religieuse requiert l’observance du sabbat a droit à un accommodement raisonnable; une personne dont la conception du bien lui demande de consacrer ses samedis à ses enfants n’a pas le même droit, souligne le professeur. On accorde au premier un traitement préférentiel pour le seul motif que sa conception de la vie bonne est jugée plus noble. Du point de vue libéral, cette doctrine juridique est inégalitaire et discriminatoire.»

Aux yeux de Luc Tremblay, la Cour suprême a «manqué de prudence et de sagesse dans ce tournant postmoderne qui fissure l’ordre constitutionnel en son cœur même».

Mais le professeur ne voit pas comment ce processus de déconstruction pourrait être arrêté et il craint pour l’avenir. «Nul ne sait ce qu’il adviendra de l’inclusion sociale, de l’intégration et de l’harmonie entre les groupes le jour où les citoyens se définiront véritablement par leurs différentes identités sociales.»

Daniel Baril
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Lun 27 Aoû 2007, 13:40

GRAND MERCI À SÉNATEUR pour cet article.

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C'est ce que j'ai toujours dit et expliqué:

Tu peux pratiquer ta religion, entre adultes consentants, chez vous ou dans des lieux de culte clairement identifiés ----- LIBERTÉ DE RELIGION et non UN DROIT DE PRATIQUES RELIGIEUSES-------, comme tu veux, où tu veux, AVEC QUI TU VEUX, mais dans les limites du raisonnable, ET où cela ne brime pas, EN PUBLIC, LES DROITS CIVILS DES AUTRES....., ET, SURTOUT, OÙ LES LOIS CIVILES (d'égalité entre individus, de sécurité, les lois sur le divorce, pas de bigamie ou de polygamie alors que cela existe au Canada, ---au Québec, je ne sais pas officiellement--- etc.... ) NE SONT PAS BAFOUÉES...

ET OÙ LES PRATIQUES RELIGIEUSES NE VIENNENT PAS EN CONTRADICTION AVEC LES LOIS DE NATURE CRIMINELLE:
=PAS DE MUTILATION --- excision, etc...
--- il se fait des excisions à Montréal
=PAS DE LAPIDATION --- ???? un tribunal d'une communauté
religieuse, s'il avait été autorisé en Ontario, aurait fait faire
automatiquement de ces choses....
=PAS LE DROIT D'OFFRANDE D'UN HUMAIN - PAS LE DROIT DE TUER

DONC, les pratiques religieuses DOIVENT ÊTRE ASSUJETTIES, SUBORDONNÉES À TOUTES LES LOIS, QUI COUVRENT TOUS LES ASPECTS CIVILS ET CRIMINELS DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE.

En venant demeurer au Québec, les gens SONT D'ACCORD POUR ÊTRE ASSUJETTIS À CES LOIS. (je leur ferais signer un document semblable).
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Ven 31 Aoû 2007, 21:52

ENCORE UNE MANIFESTATION pour une caricature

http://info.branchez-vous.com/Monde/070831/M083175U.html

COPIE DU TEXTE:

Manifestation en Suède après la publication d'une caricature du prophète Mahomet

STOCKHOLM (AP) - Environ 300 musulmans ont manifesté vendredi devant les locaux d'un journal suédois qui avait publié une caricature du prophète Mahomet. Ils ont demandé les excuses du rédacteur en chef du quotidien "Nerikes Allehanda".

Le rassemblement a eu lieu à Orebro, localité d'environ 100.000 habitants située à 200km à l'ouest de Stockholm. L'Iran et le Pakistan ont déjà protesté officiellement contre la publication de cette caricature de l'artiste suédois Lars Vilks.

Le 19 août, le journal avait publié une série de dessins de l'artiste suédois Lars Vilks, qui avait dessiné la tête du prophète sur un corps de chien. L'an dernier, la publication de caricatures de Mahomet dans plusieurs journaux européens avait suscité de violentes manifestations dans les pays musulmans.

Vendredi, les manifestants ont estimé que la caricature constituait une insulte pour les musulmans, selon l'agence de presse TT. "Nous voulons montrer (au journal) que les musulmans de cette ville sont attristés par ce qui s'est passé", a expliqué à la radio suédoise Jamal Lamhamdi, qui dirige le Centre culturel musulman d'Orebro.

Le rédacteur en chef du journal, Ulf Johansson, a rencontré Lamhamdi, mais a refusé de présenter ses excuses. "Ils disent qu'ils se sentent blessés et je le regrette, parce que notre objectif n'était pas de blesser", a-t-il expliqué à l'Associated Press. "Mais ils demandent des excuses et la promesse de ne jamais plus publier une telle image (...) et je ne peux pas le faire".

Les dessins étaient accompagnés d'un éditorial protestant contre la décision de plusieurs galeries d'art de ne pas exposer des caricatures réalisées par Lars Vilks. C'est "de l'art. Je n'ai pas une attitude xénophobe. Je ne suis pas contre l'Islam, chacun le sait", a expliqué l'artiste dans un entretien téléphonique accordé à l'AP.

Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a appelé vendredi au respect entre musulmans, chrétiens et d'autres. La Suède est un pays "où les musulmans et les chrétiens, ceux qui croient en Dieu et ceux qui ne croient pas en Dieu peuvent vivre côte à côte dans un respect mutuel", a-t-il observé à l'agence TT.

Au Pakistan, plusieurs dizaines de partisans de partis islamistes ont brûlé le drapeau suédois à Lahore. A Karachi, d'autres ont brûlé une effigie du Premier ministre suédois.

© La Presse Canadienne, 2007 --- Publié le 2007-08-31

FIN DU TEXTE RECOPIÉ

Commentaire: je ne suis pas au courant de toute cette nouvelle histoire de caricatures, mais je trouve TOUJOURS très exagéré les réactions des différentes communautés religieuses.

S'il y a vraiment diffamations ou autres, qu'on intente des poursuites au civil ou des choses semblables, MAIS QU'ON NE FASSE PAS COMME L'AN PASSÉ où différentes communautés religieuses ont mis à feu plusieurs édifices de différents pays suite à des caricatures semblables.

ON EST DANS UN MONDE CIVILISÉ, (JE L'ESPÈRE ENCORE), et ce n'est pas avec des réactions semblables à l'an passé, où on mettait le feu, QUE LES OPPOSANTS à ces caricatures peuvent FAIRE VALOIR LEUR POINT DE VUE. Si les opposants à ces caricatures adoptent plutôt des façons de faire acceptables, ce serait un bon point pour aller chercher de la sympathie dans le grand public. MAIS, AUTREMENT, par la réaction de mettre le feu, ces opposants (à raison ou à tort, je n'en sais pas suffisamment sur le cas) NE SE FONT PAS DU TOUT DU "CAPITAL POLITIQUE" qu'on appelle, soit aller chercher la sympathie du monde en général.
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Ven 31 Aoû 2007, 23:47

Tel que rapporté sur le site Vigile.net, on y voit un vidéo qui rapporte que près de 75% des produits d'épicerie, dans les grandes chaînes d'alimentation, sont certifiés "casher" ou "Hallal".

Qu'est-ce que ça me rapporte de plus ?? pour moi, ça ne me rapporte absolument rien de plus, et les produits me coûtent plus chers ainsi, parce que certaines entreprises doivent débourser dans les $35 à $50,000 pour obtenir la certification. ÇA, J'AI LE DROIT DE LE DIRE!

En passant, les gens qui "ont besoin" de ces produits, selon les diktats de leurs religions, représentent environ 1% de la population DU QUÉBEC.

http://www.vigile.net/Les-aliments-casher-et-halal-Un

N.B.: voir le vidéo à la fin du texte du lien précédent, un vidéo de 9 minutes 27 secondes.

Et, après ça, on viendra dire encore que les Québécois sont racistes ou xénophobes!!!


P.S.: et si je manifeste (voir le texte précédent dans ce forum-ci, qui rapporte que certaines communautés religieuses manifestent encore suite à des caricatures jugées non acceptables), moi, est-ce que je vais passer pour quelqu'un de raciste ou xénophobe ??
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Sam 01 Sep 2007, 22:06

un texte de Michel Vastel, dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal (page 20) du samedi 1er septembre 2007

TITRE: L'identité québécoise à fleur de peau

http://www.canoe.com/infos/chroniques/michelvastel/archives/2007/09/20070901-135800.html

COPIE DU TEXTE: Michel Vastel --- 01/09/2007 13h58

L'opinion publique du Québec profond ne laisse plus rien passer.
Ni les propos condescendants de Gérard Bouchard. Ni les jugements de la Cour d'appel sur l'accession des enfants d'immigrants à l'école anglaise.

C'est d'ailleurs ce qui explique, à mon avis, la remontée du Parti québécois dans les sondages, bien plus qu'un coup d'éclat de Pauline Marois ou d'une autre gaffe de Jean Charest.

Dans ces circonstances, le Commissaire aux langues officielles aurait dû y penser à deux fois avant de présenter une demande «déraisonnable» aux organisateurs des célébrations du 400e anniversaire de Québec. «Nous espérons que l'anniversaire du 400e anniversaire de Québec sera un événement inclusif, écrit Graham Fraser... Nous souhaitons que les festivités soulignent la contribution particulière de la communauté anglophone à la société québécoise.»

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NOTE DE FRANCO: je n'avais pas eu le temps d'écrire là-dessus comme je le voulais, mais là, Michel Vastel, à ma grande surprise, écrit EXACTEMENT ce que j'aurais aimé écrire sur la déclaration de Graham Fraser....
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On se demande où le Commissaire a bien pu aller chercher pareille idée! Peut-on fêter l'Amérique française sans être obligé de lui adjoindre une béquille anglaise pour faire plus Canadien? Peut-on admettre, sans l'occulter, cette réalité que le Canada fut d'abord français avant d'être bilingue ? Suffit-il de verser 110 millions $ - le montant de la contribution fédérale aux fêtes du 400e - pour imposer le bilinguisme et, pendant qu'on y est, le multiculturalisme peut-être?


Langue fondatrice


Graham Fraser et tous les ministères fédéraux qui s'apprêtent à venir poser leurs exigences de bilinguisme aux organisateurs des fêtes de Québec devraient retourner aux discours du premier ministre, Stephen Harper. «Le Canada, est venu au monde en français», disait-il le 15 août dernier à Caraquet, au Nouveau-Brunswick. «La langue française est la langue fondatrice du Canada» disait aussi le premier ministre en invitant les pays de la Francophonie à venir célébrer Québec en 2008... «Car la fondation de Québec marque aussi la fondation de l'état canadien.»


On peut difficilement être plus clair.


Il y a toutes les raisons d'associer les communautés autochtones, la nation Huronne-Wendat en particulier, à ces célébrations. De même que les Acadiens et, pourquoi pas, toutes les communautés francophones de l'extérieur du Québec puisqu'elles furent d'abord créées par des aventuriers originaires du Québec.


Tolérer le français


Un peu d'histoire ne ferait pas de mal aux Canadiens anglais et aux Canadiens d'origine ethnique qui, au mieux, tolèrent le français chez les autres et sur leurs boîtes de céréales tant qu'on ne le leur impose pas. Et au pire qui veulent le faire disparaître en le privant de l'apport des communautés culturelles. Car le calcul des leaders d'Alliance Québec, en militant pour l'anglicisation des immigrants, est bien de marginaliser le Québec français jusqu'à ce qu'il devienne insignifiant.


La décision de la Cour d'appel de permettre à des enfants d'immigrants de contourner la Charte de la langue française en fréquentant, à leurs frais, une école anglaise pour ensuite recevoir, à nos frais, toute leur éducation en anglais, fut particulièrement choquante.

Quand j'ai vu un gars aussi calme que Pierre Curzi serrer les mâchoires et dire à la télévision «je réagis mal», j'ai senti la rage. La peine contenue aussi. «C'est le coeur de nos valeurs, c'est le début de notre histoire, puis ça c'est notre consensus, disons le plus ferme», a ajouté le député du Parti québécois.


Curzi et d'autres, fédéralistes autant que souverainistes, semblaient dire: «Mais qu'est-ce qu'on leur a donc fait pour qu'ils nous méprisent à ce point?» Au fait, qu'y a-t-il de mal à parler français? Cette semaine, le juge André Rochon a accordé un sursis à la majorité française jusqu'à ce que la Cour suprême du Canada tranche définitivement la question. Mais ce n'est encore qu'un sursis. Un autre...


Tout cela s'est passé dans la deuxième moitié du mois d'août, période pendant laquelle CROP a effectué son sondage politique sur les intentions de vote. Les Québécois avaient leur sensibilité à fleur de peau et il ne faut pas chercher ailleurs les raisons du soudain rebondissement du Parti québécois. Quand ils se sentent menacés dans leur identité, les Québécois ont tendance à faire confiance au Parti québécois (33%), et à son chef (Pauline Marois, 37%).

Et de provocation en provocation, le reste du Canada va devoir réaliser que la braise couve encore sous les centres du mouvement souverainiste.

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Note de FRanco: dans le fond, c'est à se demander si les Anglos et leurs dirigeants ne FONT PAS EXPRÈS pour provoquer les souverainistes plus spécialement....
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Selon le même sondage de CROP, les intentions de vote sur la souveraineté affichaient 39% en faveur du Oui (au lieu de 32% en juin), et 61% en faveur du Non (au lieu de 68 ). Il faut vraiment peu de chose pour réduire la marge entre le Oui et le Non à la souveraineté.


Et passé un certain stade d'indignation, ni un Stéphane Dion et sa Loi sur la clarté référendaire, ni un arrêt de la Cour suprême du Canada ne pourront arrêter les Québécois. Les Brent Tyler de ce monde feraient bien d'y penser...

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FIN DU TEXTE RECOPIÉ

Commentaires: là, j'appuie à 100% le texte de M. Vastel
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MessageSujet: Re: «Religion: cohabitation des pratiques»   Dim 02 Sep 2007, 07:40

francoquebecois a écrit:
Commentaires: là, j'appuie à 100% le texte de M. Vastel

Pas moi. Le commentaire suivant m’horripile d’ailleurs au plus au point, sans compter qu'il en a même fait un papier précédemment :

Michel Vastel dans le Journal de Montréal a écrit:
L'opinion publique du Québec profond ne laisse plus rien passer.
Ni les propos condescendants de Gérard Bouchard.

Quelle histoire montée en épingle que celle-là! En plein mois d'août en plus... Rolling Eyes

Denise Bombradier a bien raison lorsqu'elle écrit:
Citation:
Il s'est fait prendre au piège médiatique de la pire des façons. Soyons clairs: il n'a pas dit que ceux qui écoutent TVA, TQS et, «dans le meilleur des cas, Le Téléjournal» (celui de Radio-Canada) sont tous des crétins.


Bravo, Mme Bombardier, pour ne pas avoir embarqué dans ce cirque ridicule tel que d'autres l'ont fait.

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